La suite de Batman '89 de DC : Une idée centrale de l'univers cinématographique de Tim Burton ébranlée

Batman : Revolution, un nouvel opus qui redéfinit l’univers de Tim Burton

La suite de Batman ’89 de DC : Une idée centrale de l’univers cinématographique de Tim Burton ébranlée

  • Le roman « Batman : Revolution » prolonge et recontextualise l’univers de Burton en introduisant un nouveau Riddler avec une origine différente.
  • Il situe des événements entre les deux premiers films, modifiant la chronologie et la perception du personnage dans cet univers alternatif.
  • Ce livre soulève le débat sur le canon, car il propose une continuité non officielle tout en respectant l’esprit initial de Burton.
  • Les fans s’interrogent si cette nouvelle version influence la place des œuvres plus récentes dans cette mythologie cinématographique.

Le dernier roman « Batman : Revolution », publié le mois dernier, prolonge l’univers cinématographique de Tim Burton, initié avec les films « Batman » de 1989 et « Batman Returns » de 1992. Ce livre apporte des réponses aux questions persistantes concernant la continuité entre les oeuvres de Burton et celles de Joel Schumacher, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle compréhension du personnage emblématique.

L’histoire débute après la défaite de Karlo Babić et du Dr Hugo Strange. Gotham City est plongée dans le chaos alors que Norman Pinkus affronte Batman dans un jeu d’esprit crucial pour l’avenir de la ville. Ce roman introduit en détail un nouveau Riddler qui se distingue clairement de celui présenté dans « Batman Forever ». En effet, bien qu’ils partagent le même nom, leurs origines divergent considérablement.

Comment Batman : Revolution change-t-il l’univers cinématographique de Burton ?

Le Riddler apparaît plus tôt chronologiquement dans cet univers que dans les films Schumacher. D’après les événements décrits dans « Batman : Resurrection » et « Batman : Revolution », ces œuvres prennent place entre les deux premiers films. Dans Batman ForeverEdward Nygma est décrit comme un employé désillusionné chez Wayne Enterprises, transformé en méchant après avoir été rejeté par Bruce Wayne.

À l’inverse, le Riddler tel qu’il est conceptualisé dans Batman : Revolution n’a aucun lien avec Wayne Enterprises. Norman Pinkus, journaliste au Gotham Globe, se considère comme rival de Batman et utilise des énigmes pour attirer son attention sous le pseudonyme d’Edward Nygma. Cela crée une rupture nette avec le récit établi par Schumacher où aucune mention n’est faite d’un antécédent du personnage.

Batman : Revolution est-il vraiment canon ?

La question du caractère canonique des romans suscite débat parmi les fans. Après le succès mitigé de Batman Returns, Warner Bros a décidé d’écarter Burton au profit des productions lumineuses sous la direction de Schumacher, ce qui empêcha à Burton d’explorer ses concepts initiaux pour une suite incluant le Riddler.

Les récits proposés par ces livres rétablissent cette continuité inexplorée selon laquelle le Riddler aurait pu apparaître si Burton avait réalisé son troisième film prévu initialement. Ainsi, bien que Batman : Revolution soit considéré comme canon par rapport à l’œuvre tarie originelle du réalisateur, il ne modifie pas officiellement la connexion entre les différents volets filmiques liés à Schumacher.

Actuellement disponible sur plusieurs plateformes littéraires, Batman : Revolution donne aux admirateurs la liberté d’interpréter cette nouvelle riche histoire tout en maintenant intacte leur affection pour les films précédents.

Les fans se demandent désormais si ce nouvel ajout remet en question la place des œuvres plus contemporaines au sein même de cette mythologie cinématographique établie depuis 1989. Le débat autour des diverses interprétations semble être relancé grâce à cette publication récente.