Les survivants demandent au futur pape de mettre fin aux abus sexuels commis par le clergé

À quelques heures du conclave pour élire le prochain pape, des groupes représentant des survivants d’abus par des prêtres ont lancé des appels pressants pour que le futur pontife prenne des mesures décisives afin de mettre fin à la crise qui ébranle l’Église catholique depuis plusieurs décennies. Ils insistent sur la nécessité d’appliquer une politique de tolérance zéro envers les abus.

  • Des survivants d'abus sexuels demandent au futur pape de prendre des mesures décisives.
  • Un membre de SNAP a appelé à une politique de tolérance zéro.
  • Les cardinaux ont discuté des abus sexuels avant le conclave.
  • Les survivants souhaitent des mesures symboliques et visibles.

Les survivants demandent au futur pape de mettre fin aux abus sexuels commis par le clergé

Appels à la tolérance zéro

Mercredi après-midi, Peter Isely, membre du réseau SNAP (Survivors Network of those Abused by Priests), a déclaré : « Nous voulons travailler avec le prochain pape pour mettre fin aux abus de bureau ». Ce groupe a également mis en place un site Internet visant à suivre chaque cardinal concernant leur traitement des allégations contre les prêtres. Ils estiment qu’« il est peu probable que quelqu’un dans les échelons supérieurs de l’Église soit sans blâme ».

Discussions parmi les cardinaux

Le porte-parole du Vatican, Matteo Bruni, a confirmé vendredi que les cardinaux avaient discuté des abus sexuels avant le conclave et reconnaissaient que « la blessure était ouverte », soulignant ainsi l’importance de maintenir la conscience autour de ce problème. SNAP a également présenté une feuille de route pour les 100 premiers jours du nouveau pape, incluant plusieurs étapes cruciales pour traiter cette crise majeure.

Manifestations symboliques

Les survivants d’abus sexuels souhaitent que les nouvelles mesures soient visibles et symboliques.

Critiques sur l’application des lois

Francesco Zanardi, fondateur de Rete L’Abuso en Italie, a exposé lors d’une conférence que les lois proposées par le pape François étaient souvent contrecarrées par un manque d’obligation légale nationale permettant aux évêques de signaler ces abus aux autorités judiciaires.

Réactions et tensions face aux abus

Des membres du groupe BishopAccountability.org ont rencontré une réponse policière lorsque ceux-ci tentaient de revendiquer leurs droits devant le bureau gérant les cas d’abus au Vatican ; Anne Barrett Doyle a rapporté : « Ils nous ont dit que nous ne pouvions pas transporter de panneaux ».

L’élection imminente ouvre ainsi une période cruciale où se dessineront peut-être ou non un nouveau chapitre et une réelle prise en compte des souffrances infligées aux victimes au sein institutionnel catholique.