Manuel Legris et Roxane Stojanov en tête d’affiche pour « Sylvia » à l’Opéra de Paris
Manuel Legris, ancien danseur étoile, présente sa nouvelle chorégraphie « Sylvia », qui entre au répertoire de l’Opéra de Paris. En parallèle, Roxane Stojanov, récemment nommée étoile de la compagnie, interprète deux rôles majeurs dans cette production.
Un nouveau chapitre pour Manuel Legris
Le corps du texte se concentre sur les propos échangés durant une interview avec Manuel Legris. Ce dernier exprime son désir d’explorer un nouveau domaine en tant que chorégraphe après une carrière réussie comme danseur et directeur artistique. Remarquant que « c’était ma deuxième pièce, après Corsaire », il précise qu’il a développé « Sylvia » alors qu’il dirigeait le ballet de Vienne.

Émotion et fierté
L’émotion est palpable pour Legris face à l’entrée de sa création au sein du répertoire parisien : « Garnier, c’est ma maison… Je suis ravi d’amener ce Sylvia à Paris. C’est comme si la boucle était bouclée ». Concernant la nouvelle génération de danseurs, il reconnaît un changement depuis son départ et souligne l’importance d’un enseignement qui mêle respect des codes classiques et innovation personnelle : « J’essaie de leur restituer avec générosité ce que j’ai appris ».
Créativité et technique
Six distributions sont prévues pour le rôle principal dans « Sylvia », chaque interprétation étant unique. Legris favorise ainsi la créativité des artistes sous sa direction tout en veillant aux aspects techniques indispensables au ballet.
Partage et présence
Étalant ses convictions sur son approche éducative, il explique aimer être présent parmi les danseurs pour partager directement son expérience : « J’aime façonner les corps et peaufiner la technique ». Pour lui, rester actif physiquement est crucial : « S’il m’arrive de rater quelques jours à la barre… je me sens mal ».
Roxane Stojanov : une étoile en pleine ascension
Roxane Stojanov fait part quant à elle des défis qui accompagnent ses deux personnages dans cette œuvre. Elle décrit Diane comme une figure autoritaire tandis que Sylvia représente une amante plus légère : « La chorégraphie permet… d’exprimer pleinement ces nuances ».
Un parcours riche en expériences
À peine âgée de 29 ans lorsqu’elle fut nommée étoile, Stojanov explique trouver enfin le bon timing pour assumer ses nouvelles responsabilités due à un parcours riche en expériences : « Plus jeune, je n’aurais peut-être pas été prête ». Sur le plan émotionnel lié à son statut élevé parmi les étoiles montantes du ballet français, elle assure être préparée aux pressions inhérentes au métier dès le plus jeune âge.
Un sujet sensible : les concours
« Les concours pourraient disparaître… mais ils font partie intégrante notre éducation » observe-t-elle sur un sujet sensible concernant la charge mentale des artistes.
Un retour scénique imminent
Comme premier retour scénique imminent approche avec l’ouverture officielle prévue dans quelques heures, Manuel Legris se montre serein : « Je ne suis ni flippé ni surexcité. J’ai confiance et je fais confiance ». Respectivement porteurs d’une tradition séculaire revisités par des éléments contemporains, tous deux seront présents lors cette première très attendue qui marquera un moment important pour chacun.