Un chanteur sud-coréen condamné pour viol collectif

Taeil, ancien membre du groupe de K-pop NCT, a été condamné à trois ans et six mois de prison pour le viol collectif d’une touriste chinoise. Le tribunal a réduit la peine requise en raison de leur statut de primo-délinquants, suscitant l’indignation du public sud-coréen.
Une peine controversée
Le juge d’un tribunal de district à Séoul a qualifié le crime d’infraction « extrêmement grave ». Taeil, dont le vrai nom est Moon Tae-il, et ses deux complices, Lee et Hong, ont avoué avoir agressé leur victime lors d’une interaction dans un bar du quartier animé d’Itaewon. Après plusieurs verres, la touriste est devenue « gravement ivre », ce qui a conduit les trois hommes à l’emmener au domicile de Lee où le viol a eu lieu.
Malgré cela, le juge a infligé une peine réduite par rapport aux sept ans requis par les procureurs. Cette décision repose sur le fait que Taeil et ses complices sont considérés comme des primo-délinquants. De plus, ils devront suivre un programme de traitement de 40 heures conçu pour les auteurs de violences sexuelles.
Réactions publiques
Suite à l’annonce des peines prononcées contre les trois accusés, une vague d’indignation s’est manifestée parmi la population sud-coréenne. Beaucoup dénoncent ce qu’ils perçoivent comme une forme d’impunité accordée aux célébrités dans le pays. Le cas illustre également certaines lacunes dans la législation coréenne concernant les crimes sexuels aggravés.
En Corée du Sud, ce type spécifique de viol est défini comme « aggravé » en raison du caractère collectif de l’agression et comme un « quasi-viol », puisque la victime était inconsciente pendant l’acte.
Taeil avait quitté NCT en août dernier lorsque les premières allégations sont apparues. Formé en janvier 2016, NCT se distingue par sa musique expérimentale mêlant divers genres et connaît un succès international avec certains titres figurant sur les listes Billboard.
Ce verdict soulève des interrogations sur la justice en matière criminelle envers des personnalités connues dans un contexte où les victimes réclament davantage protection et équité face aux abus sexuels.