Une accusation grave pèse sur un ancien assistante familiale de Seine-et-Marne, Pascal A. accusé d’agressions sexuelles sur mineurs. Le dossier avance lentement dans les rouages judiciaires et la frustration grandit chez les victimes qui réclament justice.
En été 2006, Jérémy, 14 ans à l’époque, arrive chez sa nouvelle famille d’accueil dirigée par Claire A. assistante familiale expérimentée avec son mari Pascal. Ensemble, ils ont hébergé plusieurs jeunes en difficulté, devenant une référence pour les services de l’aide sociale à l’enfance (ASE). Cependant, ce qui devait être un refuge se transforme vite en cauchemar pour Jérémy.

Peu après son arrivée, Jérémy est victime d’agressions sexuelles orchestrées par Pascal A. et d’autres jeunes sous son autorité. « Ils m’ont touché les parties génitales », raconte-t-il aujourd’hui, revivant des scènes traumatisantes. Dès le début des abus en 2006 jusqu’à ses 18 ans en 2009, il est contraint au silence par la peur des représailles et l’isolement imposé par le chef de famille.
Les témoignages recueillis tout au long des années confirment que dix autres anciens pensionnaires dénoncent également ces actes. Parmi eux, quatre parlent même de viols commis entre les années 1996 et 2016. Les récits décrivent tous des modalités similaires : « câlins » initiaux rapidement transformés en caresses inappropriées et abus sexuels répétés au domicile familial ou ailleurs.
Pascal A. mis en examen depuis mars 2017 pour divers chefs d’accusation dont « viols » et « agressions sexuelles », a toujours nié ces faits tout en considérant qu’il est victime d’une manipulation orchestrée par ses anciens protégés.
Victimes éprouvées, certains témoins hésitent à agir pour diverses raisons : peur de représailles ou désir profond d‘oublier cette période sombre de leur existence. L’un témoigne : « Si c’était possible, j’aimerais même qu’on efface de ma mémoire toute la période où j’étais chez lui ».
Les lenteurs judiciaires exacerbent le sentiment d’injustice parmi les victimes. En effet, Jérémy déplore : « La justice attend quoi pour juger notre agresseur ? Qu’on meure tous ? ». Après plusieurs procédures prolongées sans résultat concluant obligent notamment Pascal A. désormais âgé sexagénaire vivant dans le sud de la France à respecter certaines conditions dont pointage régulier auprès des forces de gendarmerie.
Dans ce contexte troublant de luttes juridiques lentes face aux atrocités subies souligne également Me Florence Rault du conseil départemental : « Cette inertie inexplicable et inacceptable » contribue encore plus aux blessures déjà causées aux victimes.
Alors que l’avocate Mélinda Devidal espère un procès finalement programmé pour 2027 , la pression s’accroît tant chez les plaignants que leur entourage affectif face à une situation judiciaire qualifiée par beaucoup comme étant insupportable compte tenu des violences sexuelles graves dénoncées.
L’affaire rappelle blackspottede profonds enjeux autour du traitement judiciaire légitimité institutionnelle relatives aux réclamations découlant du secteur social sévèrement contesté tant juridiquement que moralement permettant ainsi perpétuer ces tragédies là où ils devraient redouter davantage protectionnalistes.