Le témoignage bouleversant de la mère de Matis, 19 ans, décédé après avoir été brûlé par du goudron à 200°C.

Tragédie en Vendée : Matis Dugast, 19 ans, disparu dans un accident de travail

Le témoignage bouleversant de la mère de Matis, 19 ans, décédé après avoir été brûlé par du goudron à 200°C

Mardi 18 juillet 2025, à Sainte-Flaive-des-Loups, Matis Dugast, âgé de 19 ans, a perdu la vie sur un chantier. Il a été enseveli sous du goudron chauffé à 200°C. Sa mère, Murielle Dugast, exprime son chagrin et annonce des projets pour honorer sa mémoire.

À 18h16 ce jour-là, alors que Matis travaillait avec ses collègues sur le chantier de réfection où il était brouetteur depuis janvier 2025, le drame survient. Sei minutes après la fin normale de la journée de travail, il est touché par cet incident tragique.

« Actuellement, c’est l’enfer sur terre. Notre famille est décédée à 18h16 », déclare Murielle Dugast au Journal des Sables. Elle ajoute : « On ne dort plus et on ne mange plus depuis deux jours ».

Un jeune homme plein de vie

Né en mars 2006 à Charleville-Mézières et résident des Ardennes jusqu’à peu avant son déménagement à Rives-de-l’Yon en Vendée, Matis se considérait comme Vendéen plutôt qu’Ardennais selon sa mère : « Il disait régulièrement qu’il n’était pas Ardennais; mais Vendéen. »

Murielle décrit son fils comme une personne joyeuse et enthousiaste : « C’était un vrai boute-en-train ». Passionné par les jeux vidéo et souhaitant se lancer dans le streaming plus tard, il avait commencé à travailler pour économiser.

Des projets d’hommage et de prévention

Face à cette perte incommensurable, sa mère envisage d’organiser une marche blanche pour rendre hommage au jeune homme : « On veut lui rendre honneur. Et surtout dire stop à tous ces accidents du travail », martèle-t-elle.

De plus, Murielle Dugast projette également de créer une association portant le nom de son fils afin d’alerter sur les dangers liés aux métiers considérés comme risqués : « On veut aider les gens [.] faire reconnaître ces métiers qui sont à risque », explique-t-elle.

Malgré l’immense peine qui frappe leur famille aujourd’hui suite à cet accident dont l’enquête est toujours en cours (« Pour l’instant on ne sait pas ce qu’il s’est passé »), Murielle continue d’espérer que la mémoire de Matis vivra par leur engagement collectif.

Alors que les circonstances précises entourant ce drame restent encore floues et nécessiteront sans doute des éclaircissements juridiques importants dans les semaines suivantes.

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