Olivier Marleix, député d’Eure-et-Loir et ancien président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale, a été retrouvé mort le 7 juillet 2023. Âgé de 54 ans, il était en train de finaliser un livre sur le macronisme au moment de sa disparition, provoquant une onde de choc dans la sphère politique.

La mort d’Olivier Marleix
Le 7 juillet 2023 à 16 heures, Olivier Marleix a mis fin à ses jours, laissant derrière lui une carrière politique marquée par son engagement pour la France. Fils d’Alain Marleix, ancien secrétaire d’État et député du Cantal, il avait acquis une réputation de personnalité engagée mais parfois perçue comme froide.
Sa famille a exprimé son chagrin en déclarant : « Olivier était un homme d’engagement, quel qu’en soit le prix. Un engagement total pour ses combats au service de la France ». À l’époque de sa mort, il travaillait sur le livre intitulé Dissolution française. La fin du macronismequi sera publié quelques mois plus tard avec une préface signée Michel Barnier.
Un regard critique sur le macronisme
Dans ce livre achevé juste avant son décès, Marleix démontre un constat précis et sans concession sur les conséquences du macronisme tout en critiquant également le positionnement délicat des Républicains face aux nouvelles dynamiques politiques. Il plaidait pour « une ambition collective d’une nation plus fraternelle ».
Les réflexions sur Élisabeth Borne
Marleix entretenait également des opinions nuancées sur Élisabeth Borne. Il avouait apprécier son sérieux et sa compétence technique dans les dossiers complexes tout en suggérant qu’elle manquait parfois légèrement de spontanéité auprès des Français : « Avec le recul. je crois qu’elle aurait gagné à apparaître auprès des Français un peu plus détendue ».
Cependant, il reconnaissait aussi ses réussites lors des réformes importantes sous son mandat : « Son passage à Matignon fut, au bout du compte. le moment le plus utile des deux quinquennats d’Emmanuel Macron ».
Critiques envers Emmanuel Macron
Surnommé par certains médias « anti-Macron », Olivier Marleix se défendait contre cette étiquette tout en proposant un bilan critique vis-à-vis du président sortant. Il accusait Macron de détruire les fondements mêmes du pays avec sa vision technocratique déconnectée des réalités terrain : « Ce qui m’a le plus heurté chez le président Macron. c’est sa stratégie de fracturation du pays ».
Marleix ajoutait que les dirigeants doivent comprendre les problèmes humains plutôt que s’appuyer uniquement sur leur diplôme ou leurs compétences techniques.
Réflexion finale sur l’avenir politique
En évoquant l’avenir incertain de la France politique actuelle après la dissolution annoncée par Macron récemment , il avertissait que cela ne servirait qu’à renforcer davantage ce cycle chaotique déjà observé par exemple sous la République allemande pendant les années troubles : « Ce n’est pas une énième dissolution. qui permettrait d’ouvrir un nouveau cycle ».
Son ouvrage posthume appelle ainsi à réfléchir sérieusement aux voies futures-marquées non seulement par sa voix disparue mais également par ses critiques aiguisées qui continuent de résonner dans l’arène nationale.
« Dissolution française. La fin du macronisme », éd. Robert Laffont, 288 pages, 20,50 euros.