Chauffe la route : Wayve teste son système AV2.0 à San Francisco

La startup britannique Wayve, fondée en 2017, présente son système avancé d’aide à la conduite (ADAS) AV2.0, comparable au FSD de Tesla. Lors d’une démonstration à San Francisco, le fonctionnement et les ambitions de cette technologie ont été révélés alors que Wayve se prépare à l’octroyer sous licence aux constructeurs automobiles.
Une démonstration impressionnante
Le test a eu lieu dans une Ford Mustang Mach-E, équipée de cinq caméras et d’un radar, avec un opérateur de sécurité derrière le volant pour intervenir si nécessaire. Le trajet a duré près d’une heure à travers la ville animée, montrant la capacité du système ADAS à réagir aux conditions de circulation.
« Nous avons zigzagué à travers la ville […] La manifestation a duré près d’une heure en raison des conditions de circulation », rapporte le journaliste qui a testé le véhicule.
L’architecture technologique de Wayve
Tout comme Tesla, Wayve utilise un système « de bout en bout » où l’intelligence artificielle apprend directement des données sans nécessiter une programmation manuelle extensive. Leur logiciel est conçu pour être indépendant du matériel permettant ainsi son intégration sur différents types de véhicules sans coûts supplémentaires liés au matériel.
« Nous pouvons intégrer n’importe quelle configuration de caméra ou capteur sur n’importe quel système ou puce », précise un porte-parole de Wayve. Cela pourrait séduire les fabricants automobiles cherchant des solutions flexibles sans investissement majeur en infrastructure.
Un parcours prometteur mais complexe
Lors du trajet, plusieurs situations ont été analysées : quand il fallait s’arrêter pour laisser passer des piétons ou éviter un autre conducteur mal placé. Les ajustements rapides du conducteur IA ont semblé fluide bien qu’il y ait eu quelques ralentissements marqués dans le trafic dense – comportement souvent observé chez les systèmes autonomes actuels.
Un porte-parole a estimé que l’expérience correspondait entre L2 et L3 selon la classification SAE des niveaux d’automatisation :
« L’opérateur de sécurité n’avait pas le pied sur les freins ni sur le volant ».
Un marché concurrentiel aux perspectives incertaines
Actuellement, Wayve prévoit que sa technologie ne sera pas installée avant 2027 tandis que Tesla continue ses essais avec son FSD déjà disponible pour ses consommateurs. De plus, Tesla teste également des robotaxis autonomes à Austin sans chauffeur présent au volant mais toujours sous surveillance humaine.
Wayve a aussi annoncé début juin qu’elle commencerait des tests pleinement autonomes avec Uber à Londres dès printemps 2026. Le partenariat avec Nissan mettra leur technologie dans divers modèles produits en série prochainement.
Dans ce contexte compétitif où Tesla dispose déjà « de 6 milliards de kilomètres » d’expérience data-collecting via sa flotte active et se penche vers l’octroi futur de licence FSD auprès d’autres constructeurs auto – il est évident que chaque entreprise doit rapidement développer ses technologies respectives pour rester pertinente face au leadership établi par Tesla dans l’ADAS.