La Chine teste une nouvelle technologie de ravitaillement en orbite
Le 10 juin, la Chine a prévu d’effectuer un test inédit avec son satellite Shijian-25. Cette opération vise à démontrer la capacité du satellite à ravitailler d’autres vaisseaux spatiaux en orbite géostationnaire, prolongeant ainsi leur durée de vie. Si le test réussit, il pourrait transformer les missions satellites en permettant des opérations prolongées.

Un rendez-vous orbital pour le Shijian-25
Lancé en janvier 2023, le Shijian-25 est conçu pour faire le plein d’autres satellites tout en restant stationné à plus de 900 miles dans l’orbite terrestre basse. Ce projet fait partie des efforts chinois pour développer des technologies avancées d’entretien et de ravitaillement orbital.
Capacité de prolongement des missions
La manœuvre prévue consiste à rapprocher le Shijian-25 du Shijian-21, lancé en octobre 2021. Le Shijian-21 a déjà réalisé plusieurs missions, notamment celle consistant à remorquer un satellite inactif vers une « orbite du cimetière », positionnant les satellites hors de l’orbite active afin d’éviter toute interférence.
Si les deux satellites parviennent à s’accoster mercredi et que la procédure de ravitaillement se déroule comme prévu, le Shijian-25 devrait transférer 313 livres (environ 142 kg) d’hydrazine au Shijian-21. Cela permettrait de prolonger sa mission initiale jusqu’à huit ans supplémentaires.
Impact sur la surveillance spatiale
Deux satellites américains surveillent actuellement cette opération chinoise. Ils ont observé plusieurs manœuvres réalisées durant le week-end dernier pour réduire la distance entre les deux appareils chinois.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte international plus large où des entreprises comme Northrop Grumman prévoient également des tests similaires l’année prochaine avec leur véhicule robotique Mission. Ce développement souligne une concurrence croissante dans la recherche et l’implémentation de technologies spatiales avancées.
Enjeux futurs
Le succès ou l’échec du test pourrait avoir des répercussions significatives sur les stratégies futures concernant les opérations spatiales et pourraient impacter non seulement les programmes chinois, mais aussi ceux des États-Unis et d’autres nations engagées dans l’exploration spatiale.