La théorie de l'Internet mort expliquée avec les affirmations du PDG de ChatGPT sur sa véracité

Le PDG d’OpenAI, Sam Altman, a récemment suscité des débats sur la validité de la « théorie de l’Internet mort », qui postule que la majorité des utilisateurs en ligne seraient des entités générées par des ordinateurs plutôt que des humains. Sur X (anciennement Twitter), Altman a reconnu l’existence potentielle de nombreux comptes pilotés par des modèles de langage humain (LLM).

La théorie du « Internet mort »

La théorie du « Internet mort » suggère que le débat et les interactions en ligne pourraient être largement façonnés par des comptes automatisés plutôt que par de véritables utilisateurs. Cette prémisse est alimentée par l’observation croissante de contenus générés automatiquement sur diverses plateformes sociales, dont X.

La théorie de l’Internet mort expliquée avec les affirmations du PDG de ChatGPT sur sa véracité

Altman avait auparavant rejeté cette théorie mais a récemment nuancé sa position. Dans un message publié sur X, il a déclaré : « Je n’ai jamais pris la théorie de l’Internet morte au sérieux, mais il semble qu’il y ait vraiment beaucoup de comptes Twitter dirigés par LLM maintenant ».

Les modèles de langage humain (LLM)

Les LLM sont une technologie clé derrière ChatGPT et d’autres outils d’intelligence artificielle. Ces modèles peuvent analyser et interpréter le langage à partir d’une vaste quantité de données textuelles collectées sur Internet, permettant ainsi une interaction plus naturelle avec les utilisateurs.

CloudFlare souligne que : « De nombreux LLM sont formés sur des données qui ont été recueillies sur Internet – des milliers ou millions de gigaoctets de texte. Certains LLM continuent de ramper le Web pour plus de contenu après leur formation initiale ». Cette capacité soulève des questions quant à la nature même du contenu disponible en ligne et au nombre crucial d’interactions humaines authentiques.

Impacts potentiels sur le développement cognitif

Malgré les avancées apportées par l’intelligence artificielle, une étude récente met en garde contre ses effets négatifs potentiels sur le développement cérébral à long terme. Nataliya Kosmyna, auteur principal du rapport, explique : « Ce qui m’a vraiment motivé à l’éteindre maintenant avant d’attendre un examen complet par les pairs, c’est que j’ai peur dans 6 à 8 mois, il y aura un décideur qui décide : ‘Do GPT maternelle.’ Je pense que ce serait absolument mauvais et préjudiciable ».

Conclusion

La réflexion autour du vrai versus faux usage internet va donc s’imposer comme un enjeu majeur durant les années à venir.

Journaliste print et web, spécialisé dans l’actualité high-tech, je m’intéresse autant aux grandes révolutions numériques qu’aux petites inventions qui facilitent la vie. Curieux et passionné de photographie, je partage un regard à la fois accessible et enthousiaste sur la technologie.