Incendie à Rillieux-la-Pape suite à un tournage illégal de clip de rap
Un incendie a détruit cinq appartements samedi après-midi dans un immeuble de Rillieux-la-Pape, au nord-est de Lyon. Cet événement dramatique a été provoqué par des tirs de mortiers d’artifice pendant le tournage illégal d’un clip de rap, en marge d’affrontements avec la police.

Environ 70 pompiers ont été dépêchés sur les lieux du sinistre vers 15h20, selon les reportages. Fort heureusement, aucune victime n’a été signalée, et aucune interpellation n’a eu lieu pendant ou après l’incident. Le calme est revenu grâce aux interventions de la CRS 83 (Chassieu).
Une enquête ouverte
Des individus portant des combis blanches et noires tournaient illégalement leur vidéo quand ils ont attaqué un équipage de police présent à proximité. L’un des mortiers a frappé le balcon d’un appartement, déclenchant immédiatement l’incendie. Les pompiers en cours d’intervention se sont également vus lancer des projectiles.
La préfecture souligne que « tout comme les forces de l’ordre qui mettaient en place un périmètre de sécurité », ils ont été pris pour cible. Dans ce contexte volatile, une enquête a été ouverte par le parquet de Lyon afin d’élucider les circonstances exactes.
Pour garantir la sécurité, une présence policière renforcée a été déployée dans la nuit suivante, complétant celle déjà établie durant toute la semaine.
Une quarantaine d’habitants évacuée
Près de quarante habitants ont dû être évacués et accueillis dans un gymnase en attendant leur relogement ou leur retour éventuel dans leurs logements touchés par l’incendie. La préfète Fabienne Buccio s’est rendue sur place aux côtés du maire Alexandre Vincendet (Horizons). Elle a fermement condamné ces actes criminels « qui ont mis en danger la vie » des résidents locaux.
Le maire Vincendet a ajouté qu’il y avait des travaux de rénovation en cours dans l’immeuble touché et que certains individus défiaient régulièrement les autorités locales, suscitant ainsi une exaspération croissante parmi les habitants.
Cette situation alarmante pose non seulement question sur la gestion urbaine mais révèle aussi des tensions sous-jacentes entre certaines franges communautaires et les forces publiques engagées pour assurer la sécurité locale.