Trois personnes, dont un pilote de drone et sa mère, ont été arrêtées pour avoir orchestré des livraisons illicites d’objets et de stupéfiants dans plusieurs maisons d’arrêt françaises. Célestin H. 27 ans ; Lassana K. 24 ans ; et Isabelle C. 54 ans, sont poursuivis pour des délits graves après une enquête menée par la gendarmerie.

Une opération minutieuse mise au jour
L’enquête a débuté le 16 avril 2025, suite à une alerte du directeur du centre pénitentiaire de Nantes concernant des livraisons par drone. Antoine Leroy, procureur de la République de Nantes, décrit que « de jour, les colis étaient largués par drone au-dessus de la promenade et récupérés directement par les détenus », tandis que « de nuit, les livraisons d’objets (dans des chaussettes) étaient réalisées directement aux fenêtres des cellules ».
Les soupçons se sont confirmés à travers plusieurs mois d’écoutes téléphoniques et de surveillances. Les détenus avaient recours à un compte Snapchat pour passer leurs commandes. Selon le procureur : « Du 1er février au 2 décembre 2025, les mis en cause louaient des véhicules haut de gamme (Audi, Mercedes Classe A, etc.) pour se rendre aux abords d’une dizaine de maisons d’arrêts ». Au total, 464 survols de drones ont été recensés durant cette période.
Des saisies conséquentes
Suite à ces opérations illégales, des agents pénitentiaires ont effectué plusieurs fouilles qui ont donné lieu à l’interception massive de matériel interdit. Les agents ont saisi 100 téléphones portables, 31 cartes SIM, ainsi que 3 kilos de produits stupéfiants. De plus, ils ont récupéré jusqu’à 11 drones lors de livraisons avortées.
Lors de l’arrestation réalisée le 2 décembre 2025, Célestin H. son complice Lassana K. et sa mère Isabelle C. ont vu leurs possessions examinées par les gendarmes qui y trouvèrent un drone opérationnel ainsi que trois télécommandes et diverses batteries. Par ailleurs, on mentionne la découverte supplémentaire suivante : « 12 000 euros en espèces », ainsi qu’« une arme de poing calibre.45 mm » accompagnée « de 50 cartouches ».
Les trois suspects sont désormais confrontés à une comparution immédiate prévue pour le 5 décembre 2025, encourant jusqu’à dix ans d’emprisonnement selon l’avocat général.
Ce réseau illégal met en lumière l’évolution inquiétante dans les pratiques criminelles liées aux prisons françaises et soulève des questions sur la sécurité périmétrique dans ces établissements correctionnels sensibles.