Le président Donald Trump a récemment signé un décret visant le cabinet d’avocats Wilmerhale, connu pour ses liens avec ses adversaires politiques. Cette action s’inscrit dans une campagne plus large contre les grands cabinets juridiques qui ont contesté les actions de son administration. Trump accuse Wilmerhale de mener des « représentations partisanes » et suspend leurs autorisations de sécurité ainsi que l’accès à certains bâtiments fédéraux.
Le décret de Trump cible le cabinet d’avocats Wilmerhale
Jeudi, le président Donald Trump a signé un décret destiné à Wilmerhale, lequel est associé aux critiques de son administration et aux enquêtes menées à son encontre. Ce décret constitue une nouvelle tentative du président d’intimider les puissances judiciaires qui remettent en question ses décisions.

L’ordonnance stipule la suspension des autorisations de sécurité pour les employés de Wilmerhale, limitant ainsi leur accès aux bâtiments fédéraux. De plus, elle entraîne la révocation des contrats gouvernementaux attribués au cabinet d’avocats.
Accusations portées par la Maison Blanche contre Wilmerhale
Une feuille d’information publiée par la Maison Blanche désigne Wilmerhale comme ayant « récompensé » l’ancien directeur du FBI, Robert Mueller, avec un poste de l’entreprise après sa conduite d’une enquête sur l’ingérence russe lors des élections présidentielles américaines en 2016. Mueller a été accusé par Trump d’avoir mené une « enquête partisane ».
Mueller avait dirigé cette enquête spéciale sous peu après avoir quitté son poste au FBI où il avait été nommé après les attentats terroristes du 11 septembre. Bien qu’il ait trouvé finalement peu ou pas de preuves liant Trump à ces allégations, entre-temps, il est devenu partenaire chez Wilmerhale.
Des mesures similaires imposées à plusieurs autres bureaux juridiques
Ce décret n’est pas isolé dans l’approche agressive adoptée par Donald Trump envers certains cabinets d’avocats ; on observe également des actions contre Jenner & Block, Perkins Coie et Covington & Burling. Par ailleurs, un ordre antérieur émis par le président avait annulé une directive ciblant Paul Weiss suite à un engagement financier pro bono lié aux priorités administratives.
Un mémo daté du 22 mars dernier introduit également des sanctions potentielles pour les avocats participant à « des poursuites considérées comme frivoles ou vexatoires ».
La réaction anticipée de Wilmerhale face à ce décret
En réponse au décret présidentiel, un porte-parole pour Wilmerhale a affirmé que le cabinet disposait « d’une tradition bien établie représentant une vaste gamme de clients », incluant ceux issus des deux bords politiques. Ils ont exprimé leur volonté de contester légalement cet ordre jugé « illégal ».
Wilmerhale reste un acteur crucial dans diverses affaires qui affrontent directement certaines politiques récentes mises en place durant la présidence actuelle et avait même participé via un mémoire amicus en janvier 2024 concernant une demande faite par Trump sur son immunité face aux accusations pénales liées aux élections.
Considérations constitutionnelles soulevées autour du décret
Chris Mattei, avocat basé au Connecticut et ancien procureur fédéral, évoque sérieusement cette série d’ordonnances procédurales comme étant une menace directe contre notre système démocratique : « Si les avocats abandonnent notre devoir de protéger les droits ciblés par le gouvernement, notre démocratie tombera ».
Malgré ces controverses croissantes entourant ce sujet brûlant, jusqu’à présent la Maison Blanche n’a pas répondu à toute sollicitation concernant ce nouvel événement.