Le 100e jour au pouvoir du président Donald Trump a été marqué par des tensions avec le géant du e-commerce Amazon.
- Trump a accusé Amazon d'être hostile et politique.
- Un rapport suggérait que Amazon afficherait les frais liés aux tarifs douaniers.
- Trump a qualifié Jeff Bezos de très gentil après un échange téléphonique.
- Amazon a réfuté ces accusations et expliqué que la nouvelle politique concernait un site expérimental.

Karoline Leavitt, secrétaire de presse de la Maison Blanche, a accusé l’entreprise d’être « hostile et politique » suite à un rapport suggérant qu’Amazon afficherait les frais liés aux tarifs douaniers sur ses produits.
Accusations de la Maison Blanche
Ce rapport affirmait qu’Amazon commencerait à indiquer le coût exact des hausses de prix à cause des tarifs. Selon elle, cela clarifierait aux consommateurs que ces augmentations sont dues aux politiques tarifaires mise en place par Trump plutôt qu’à la Chine.
Après cette déclaration, un échange téléphonique aurait eu lieu entre Donald Trump et Jeff Bezos, fondateur d’Amazon. En réponse à ce conflit naissant, Trump s’est montré conciliant : « Jeff Bezos est très gentil », a-t-il confié aux journalistes en voyage vers le Michigan pour célébrer les 100 premiers jours de son mandat.
Réactions d’Amazon et implications commerciales
Le porte-parole d’Amazon a rapidement réfuté que cette nouvelle politique avait été adoptée. Il a précisé que l’idée n’était envisagée que pour un nouveau site expérimental nommé Amazon Laup, qui rivalise avec Temu. Celui-ci commence à afficher des « frais d’importation » après une modification douanière affectant certains produits bas prix importés.
Howard Lutnick, secrétaire au Commerce, a déclaré que cela représentait une « bonne nouvelle ». Les relations entre Amazon et l’administration ont récemment été bienveillantes ; par exemple, Amazon avait fait un don d’un million de dollars au fonds inaugural de Trump.
Un jeu complexe entre puissants
La relation tumultueuse entre Trump et Bezos semble illustrer les nombreuses manœuvres stratégiques empreintes dans le monde des affaires aujourd’hui ; Bezos ayant annulé une approbation publique pour Kamala Harris peu avant les élections ou encore intégrant plusieurs saisons de The Apprentice dans son catalogue Amazon Prime.
L’évolution du ton employé vis-à-vis d’Amazon aggrave néanmoins une situation déjà complexe. Après avoir déclaré il y a quelques mois être optimiste sur les efforts réglementaires sous l’administration Trump – affirmant même qu’il était « à 100% » avec ce dernier – Leavitt n’a pas hésité à dépeindre Amazon comme alignée contre les intérêts politiques actuels : « c’est certainement une action hostile et politique ».
Les interactions continues entre entreprises privées influentes comme Amazon et le gouvernement américain soulignent non seulement les défis réglementaires mais également l’influence significative du secteur privé dans la gouvernance actuelle. Alors que l’arène commerciale continue d’évoluer rapidement sous l’influence directe des décisions politiques, quelles conséquences observerons-nous dans les rapports futurs ?