Trump supprime la base de données nationale sur les abus policiers après George Floyd

Dans le but de rétablir la confiance entre le public et la police aux États-Unis, une base de données recensant les actes répréhensibles des agents a été mise en place. Cependant, à la demande du président Donald Trump, cette base de données a récemment été supprimée. Cette décision soulève des interrogations sur la responsabilité et l’intégrité au sein des forces de l’ordre.

La création d’une base de données pour lutter contre les abus policiers

Cette base de données avait été conçue pour identifier près de 150 000 agents fédéraux reconnus coupables d’abus. Son objectif était d’empêcher les « pommes pourries » de changer d’administration sans passer à travers un mécanisme transparent qui s’assure qu’ils ne puissent pas recommencer ailleurs.

Trump supprime la base de données nationale sur les abus policiers après George Floyd

Elle a vu le jour après le tragique décès de George Floyd en mai 2020, événement qui a provoqué une mobilisation populaire tant aux États-Unis qu’à travers le monde. Ce dernier avait été arrêté par un agent, Derek Chauvin, qui lui a maintenu le genou sur le cou pendant neuf minutes et 29 secondes. Les derniers mots prononcés par Floyd, « Je ne peux pas respirer », sont devenus un cri de ralliement pour tous ceux qui protestaient contre la brutalité policière et l’injustice raciale.

Derek Chauvin, licencié depuis lors, a été reconnu coupable du meurtre de George Floyd et condamné à 22 ans d’emprisonnement. De plus, il a écopé d’une peine supplémentaire de 20 ans en juillet 2022 pour avoir violé les droits civils de Floyd.

Les décisions politiques influence notre sécurité publique

Lors du premier mandat présidentiel de Donald Trump, l’idée d’une base visant à éliminer les officiers corrompus avait émergé après la mort tragique de Floyd en 2020. Joe Biden a ensuite concrétisé cette proposition grâce à un décret exécutif deux ans plus tard.

Cependant, parmi les nombreux décrets signés par Trump se trouvait celui annulant celui-ci qui permettait la mise en œuvre du **National Law Enforcement Accountability Database**. L’administration Trump affirmait que cette initiative introduisait des pratiques jugées profondément impopulaires dans chaque agence gouvernementale fédérale.

Des déclarations fortes sur la responsabilité policière

Lancée officiellement en décembre 2023, toutes les agences exécutives ont soumis des milliers de dossiers disciplinaires concernant leurs officiers depuis 2017, comme l’a rapporté le ministère américain de la Justice (DOJ) ce mois-là.

S’exprimant auprès d’un média important national, Thomas Abt, directeur du Centre pour la réduction des violences à l’Université du Maryland, déclarait : « Tout le monde – agents comme communautés – est concerné par l’idée d’éloigner du métier ceux qui ont un passé marqué par des comportements inappropriés.» Il ajouta : « Des réformes non partisanes comme celles-ci devraient primer sur toute considération politique et être maintenues au fil des administrations ».

D’autre part, Lauren Bonds, directrice exécutive du National Police Accountability Project intervenait également : « Il est clair que Trump signale avec ses actions qu’il ne croit pas que rendre compte devant ses actes favorise la sécurité publique ».

Entre interviews de stars et critiques de films, je vis au rythme des festivals et des avant-premières. Amateur de musique et de bonne cuisine, j’aime mêler glamour et authenticité dans mes récits.