Le meurtrier de Carol Ann, 9 ans, tuée et violée dans une église en 1962, a été identifié

Meurtre de Carol Ann Dougherty : identification tardive du suspect

  • Le suspect du meurtre de Carol Ann en 1962 a été identifié après plus de 60 ans grâce à des analyses modernes.
  • William Schrader, décédé en 2002, était déjà suspect depuis l'époque mais n'avait pas été condamné alors.
  • Il avait avoué à un membre de sa famille son crime et présentait un parcours criminel violent et sexuel.
  • Les familles sont marquées à jamais, car elles n'ont jamais connu l'identité réelle du meurtrier enfant.

Le meurtrier de Carol Ann, 9 ans, tuée et violée dans une église en 1962, a été identifié

Soixante-trois ans après le meurtre brutal de Carol Ann Dougherty, une fillette de 9 ans, la police de Pennsylvanie a officiellement identifié son violeur et assassin. Malheureusement, tant le prédateur que les parents de la victime sont décédés.

Le drame s’est déroulé le 22 octobre 1962, lorsque Carol Ann se rendait à la bibliothèque. En cours de route, elle a fait un arrêt à l’église Saint-Marc à Bristol pour prier. Elle y a été retrouvée morte quelques heures plus tard, victime d’un viol et d’une strangulation. À cette époque, les enquêtes n’ont permis d’aboutir qu’à peu d’éléments concrets, hormis des poils pubiens retrouvés sur le corps.

Un chemin tortueux pour l’enquête

Durant des années, quatre hommes ont été suspects dont William Schrader, vu traînant près de l’église le jour du crime. Bien qu’interrogé par la police et ayant échoué au test du détecteur de mensonges, il n’a jamais été formellement inculpé et s’est enfui.

Au fil des décennies, 141 échantillons répondaient aux analyses sans correspondre aux éléments trouvés sur Carol Ann… jusqu’à ce qu’un poil prélevé sur Schrader en 1962 soit analysé avec des technologies modernes révélant une correspondance. Fin octobre 2025, il a été formellement lié au meurtre grâce aux preuves anciennes combinées à des déclarations récentes.

Les aveux incriminants

Les révélations viennent aussi d’un membre de sa famille qui a rapporté que Schrader avait avoué avoir tué une fille dans une église pour l’empêcher de parler. Ce passé criminel était particulièrement troublant ; selon le procureur, « la vie de Schrader a été marquée par un schéma de violence et sexuelle grave », notamment envers des jeunes filles.

Dès son enfance, il aurait montré des comportements violents envers ses camarades et aurait accumulé plusieurs infractions tout au long de sa vie avant même ce meurtre tragique.

Un parcours criminel

Le jour du drame en 1962, William Schrader attendait devant l’église lorsqu’il a repéré Carol Ann arrivant avec son vélo. Après avoir commis son acte odieux dans les lieux sacrés où elle est entrée pour prier, il abandonna son corps là où son père allait bientôt lui rendre visite. Plus tard condamné pour d’autres crimes tels que tentative d’homicide ou incendie criminel ayant causé la mort en lien avec sa propre maison incendiée en 1970 – actant ainsi ses tendances prédateurs – il demeura un danger permanent jusqu’à sa mort en 2002 à l’âge de 62 ans.

La sœur de Carol annonne lors d’une conférence : « Le meurtre…a changé notre vie à jamais ». Elle témoigne également que leurs parents sont morts sans savoir qui avait pris leur fille.

Cette suite tragique met en lumière non seulement un cas isolé mais aussi les failles dans la justice face à ces violences persistantes contre les enfants malgré l’écoulement du temps.

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.