Chapô Gary Michael Hilton, tueur en série reconnu pour plusieurs meurtres dans les forêts nationales des États-Unis, a avoué pour la première fois le meurtre de l’infirmière Cheryl Dunlap lors d’une interview filmée. Emprisonné dans le couloir de la mort, il a décidé de parler en raison de sa santé déclinante.
Un aveu tardif
Pour la première fois depuis son arrestation, Gary Michael Hilton, 77 ans, a confessé le meurtre de Cheryl Dunlap, une infirmière disparue en Floride en 2007. À l’issue d’un entretien filmé avec le journaliste David Scott, il a déclaré : « Il est temps. Après 17 ans, c’est le moment de briser le silence » et a ajouté : « Laissez-moi vous donner un scoop. Je l’ai fait ». La diffusion est prévue pour le 13 avril prochain aux États-Unis.

La découverte du corps
Cheryl Dunlap avait disparu le 3 décembre 2007 alors qu’elle ne se présentait pas à ses cours à l’église. Le lendemain, sa voiture abandonnée était retrouvée sur une route floridienne. Son corps sera finalement découvert par un chasseur dans les bois de la forêt nationale d’Apalachicola le 16 décembre.
L’inquiétude s’est accrue lorsqu’un couple de retraités avait également disparu quelques mois plus tôt en Caroline du Nord. En octobre 2007, Irène Woods Bryant, âgée de 84 ans, fut tuée avec un instrument contondant ; son mari John Bryant disparut peu après.
Série macabre
Le mode opératoire effrayant semble se répéter lorsque Meredith Emerson disparaît près du parc d’État de Vogel au début janvier 2008, après avoir été suivie par un homme mystérieux. Ses affaires seront retrouvées entachées de sang dans une benne à ordures.
Les investigations mènent rapidement à Gary Michael Hilton qui finit par admettre avoir tué Meredith et propose aux autorités un marché : découvrir où se trouve son corps contre la promesse qu’il ne sera pas condamné à mort pour ce crime.
Une série judiciaire complexe
En 2011, il écope finalement d’une peine capitale mais fait appel et remet cela encore en juillet 2012 concernant les meurtres des époux Bryant où il continue sur cette même logique avouant agir motivé par une recherche financière malveillante.
Lors du dernier entrevue avec David Scott concernant sa personnalité criminelle, Hilton répondait non quand on lui posait si normalement considéré comme psychopathe avant précisant qu’il serait plutôt « sociopathe », avouant aussi : « J’ai ça en moi ».
Le témoignage poignant et tardif pourrait inciter davantage aux discussions autour des serial killers mais aussi réactiver certains dossiers encore non classés ou considérés comme isolés…