L’Union européenne a récemment infligé une amende à Apple pour non-respect de la loi sur les marchés numériques (DMA). Cette décision s’inscrit dans un cadre plus large, incluant également une sanction de 227 millions de dollars contre Meta. L’UE souhaite envoyer un message fort quant à sa volonté d’assurer une concurrence équitable sur les marchés numériques.
Sanctions imposées par l’UE
Dans le cadre de sa lutte contre les pratiques anticoncurrentielles, l’Union européenne a condamné Apple et Meta pour leurs violations du DMA. La nouvelle responsable antitrust, Teresa Ribera, a déclaré : « Les décisions d’aujourd’hui envoient un message fort et clair. La loi sur les marchés numériques est un instrument crucial pour débloquer le potentiel, le choix et la croissance en garantissant que les joueurs numériques peuvent fonctionner sur des marchés contestables et équitables. »

Apple est accusé d’avoir failli à son obligation permettant aux développeurs d’informer librement les utilisateurs des offres alternatives via son App Store, ce qui constitue une infraction aux règles fixées par l’UE.
La société accuse également l’UE de discrimination en affirmant qu’elle doit donner gratuitement sa technologie à ses concurrents.
Implications futures
Concernant Meta, la plateforme a été sanctionnée pour avoir imposé aux utilisateurs européens un modèle « consentement ou pay », forçant ainsi ces derniers à accepter des publicités parfois intrusives. Toutefois, il convient de noter que le marché Facebook ne sera finalement pas soumis au DMA après que Meta ait réussi à convaincre l’UE qu’il n’avait pas suffisamment d’utilisateurs professionnels nécessaires.
Alors qu’Apple envisage un recours juridique, la législation actuelle lui laisse 60 jours pour s’acquitter du paiement sous peine de se voir appliquer des pénalités supplémentaires. De plus, il reste possible que Donald Trump, ancien président américain, prenne position concernant cette amende ; il avait auparavant évoqué des plaintes reçues de Tim Cook auprès des autorités américaines.
Ribera souligne que bien que cette amende soit significative, elle représente environ 70% moins que celle infligée précédemment par son prédécesseur Margrethe Vestager, où Apple avait écopé d’une condamnation à hauteur de 2 milliards de dollars suite à des accusations liées au service streaming musical. Au regard du contexte commercial tendu entre l’Europe et les États-Unis, l’UE semble vouloir éviter une escalade tarifaire tout en restant ferme dans ses exigences vis-à-vis des entreprises technologiques.
Ainsi, alors que ces multinationales s’efforcent de respecter le nouveau cadre réglementaire européen, elles doivent aussi naviguer entre leurs stratégies commerciales globales et les attentes croissantes en matière de régulation dans un paysage numérique en constante évolution.