L'Insee dresse un portrait précis des ultra-riches en France : qui sont-ils vraiment ?

Une étude de l’Insee publiée ce mardi brosse le portrait des foyers les plus riches en France. Moins de 40 000 ménages, dont la majorité vit en région parisienne et est composée de couples sans enfants, gagnent plus de 463 000 euros par an. Le rapport souligne également une accentuation des inégalités.

L’Insee dresse un portrait précis des ultra-riches en France : qui sont-ils vraiment ?

Les profils privilégiés

L’Insee révèle que seuls 40 000 foyers, soit un sur 1 000, sont considérés comme ayant des « très hauts revenus », dépassant les 463 000 euros annuels. Majoritairement âgés de 50 à 69 ans, ces ménages se distinguent par leur statut professionnel, souvent cadres ou indépendants. En effet, ils concentrent une grande partie des richesses en étant souvent en couple et sans enfants.

La répartition géographique montre que près de 48% d’entre eux résident dans la région parisienne.

Pour établir cette catégorie, l’Insee prend en compte non seulement les revenus imposables mais également les prestations sociales après impôts ainsi que la taille du ménage.

Les données indiquent que ces familles hautement rémunérées affichent une diversité impressionnante dans leurs sources de revenus : salaires, bénéfices professionnels (comme ceux issus des terres agricoles), ainsi que divers placements financiers tels que contrats d’assurance-vie ou actions.

Une hausse continue des écarts

Le rapport met également en lumière une augmentation marquée des inégalités entre les foyers à très hauts revenus et le reste de la population. Entre 2003 et 2022, le revenu moyen pour ces ménages a connu une progression bien plus soutenue comparativement aux autres catégories fiscaux. En effet, alors qu’en 2003, ces « très riches » gagnaient soixante-onze fois plus que les foyers modestes, cet écart s’élève désormais à cent-soixante-sept fois.

En matière fiscale, même si ces contribuables ont contribué à hauteur de 10,7 milliards d’euros aux recettes fiscales sur le revenu pour l’année 2022, leur taux d’imposition a diminué passant de 29,2% (en 2003) à seulement 25,7% aujourd’hui.

Une représentation féminine faible

Un point inquiétant souligné par l’étude concerne la faible représentativité féminine parmi les mieux payés du pays : parmi les cent salariés britanniques avec les rémunérations les plus élevées figurent seulement dix femmes. Cela contribue significativement au fossé salarial déjà présent entre hommes et femmes sur le marché du travail français où celles-ci ne représentent qu’un quart (24%) des salariés touchant plus de dix mille deux cent dix-neuf euros net par mois malgré représentant quarante-deux pour cent (42%) au sein des emplois temps plein tous secteurs confondus selon l’Insee.

Michel Duée, chef du département ressources et conditions de vie des ménages à l’Insee affirme : « Les inégalités patrimoniales sont plus fortes que celles relatives au niveau de vie », ajoutant aussi que « l’augmentation des prix immobiliers a contribué à accroître encore davantage ces disparités ».

Cet état actuel interpelle quant aux conséquences économiques et sociales liées à cette concentration croissante des richesses dans un nombre restreint d’habitants.

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.