Découvrez l'univers fascinant du démon de la salsa

Yuri Buenaventura, le chanteur colombien, revient sur la scène musicale avec son dernier album « Amame », un retour aux sources. Après une longue période d’absence en France, il souhaite partager ses expériences multiculturelles et défendre l’identité de la salsa. Son passage récent à New York a également influencé sa musique, enrichissant son répertoire.

Yuri Buenaventura présente son nouvel album « Amame »

Yuri Buenaventura défend son dernier projet musical, « Amame », sous un nouveau label, Vivienne Music. Ce retour est marqué par des influences variées issues de ses racines colombiennes et de son expérience new-yorkaise.

Découvrez l’univers fascinant du démon de la salsa

Dans une perspective nostalgique au sujet de ses débuts musicaux en France depuis 1996 avec une reprise de « Ne me quitte pas » de Jacques Brel en version salsa, Yuri souligne l’importance actuelle d’un retour à ses origines. Capable d’osciller entre plusieurs styles musicaux ainsi que différentes cultures musicales qui l’ont nourri tout au long de sa carrière, il décline les récits du passé au travers des rythmes endiablés qu’il propose sur scène.

Une immersion dans les racines culturelles de la musique

Santé mentale et diversité culturelle sont primordiales pour lui. « Je chante l’esclavage, la liberté, avec le lyrisme d’un Européen », a-t-il déclaré lors d’une discussion sur ses influences artistiques. Cette phrase résume bien comment il intègre plusieurs genres dans sa musique tout en rendant hommage à ses origines afro-colombiennes.

L’artiste évoque cette pluralité comme une richesse : « J’ai vite compris que je devais montrer en musique qu’il fallait respecter la diversité culturelle », confie-t-il. Avec des percussions vibrantes et deux trombones pour embellir ses performances live, Buenaventura n’hésite pas à faire passer un message fort sur l’inclusivité artistique dans le panorama musical actuel.

Yuri exprime sa frustration vis-à-vis du succès marketing autour du Buena Vista Social Club

Malgré ces aspirations créatives, Yuri déplore le phénomène suscité par le Buena Vista Social Club, auquel il fait référence comme étant surtout basé sur une stratégie marketing plutôt que sur une véritable mise en avant des talents cubains historiques : « Ça a fait un bon spectacle, mais c’était juste du marketing ». Pour lui, ce mouvement a éclipsé toute la richesse musicale antérieure à ces projets commerciaux qui ont regroupé des artistes oubliés souvent plus intéressants que ceux mis en avant aujourd’hui.

Souhaitant ramener à la surface cette créativité originelle tout en intégrant Jazz et musiques urbaines aux sons latins traditionnels, il milite pour redéfinir les frontières entre différents styles musicaux chacun riche par essence et pouvant coexister harmonieusement.

Un artiste engagé pour une résistance musicale authentique

La vision artistique indépendance est essentielle dans son parcours actuel chez Vivienne Music ; cela se manifeste aussi par sa volonté d’utiliser uniquement des musiciens vivants lors de ses concerts. Midnight aussi lorsqu’il évoque les changements observés dans l’industrie musicale où prédomine désormais « la consommation instantanée », provoquant chez lui un sentiment désenchanté face aux tendances éphémères dominantes.

Avec détermination lorsqu’il dit : « Être dans un label indépendant aujourd’hui… c’est une forme de résistance », on comprend mieux pourquoi Yunior reste fidèle à ses valeurs malgré tous les enjeux économiques liés au secteur musical contemporain.

Le public peut découvrir « Amame » (Vivienne Music), disponible en CD avec un vinyle prévu pour sortir le 11 avril prochain. Yuri Buenaventura sera également en tournée très bientôt, notamment au Salle Pleyel le 8 avril prochain.

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.