Cédric Jubillar, incarcéré depuis juin 2021 pour la disparition de sa femme Delphine, continue d’alimenter l’actualité judiciaire. Sa relation avec une jeune femme s’étant nouée après la disparition de Delphine a révélé des affirmations inquiétantes sur ses comportements et potentielles admissions.
- Cédric Jubillar est en prison depuis juin 2021 pour la disparition de sa femme, Delphine.
- Il aurait entretenu une relation avec une jeune femme qui rapporte ses comportements troublants et des aveux ambigus.
- Il aurait montré un geste d'étouffement et évoqué un corps dissimulé dans un champ, ce qui pourrait changer la nature des charges contre lui.
- Les contradictions dans ses déclarations compliquent la compréhension exacte de l'affaire, dont le mystère reste entier.

Avis d’une visiteuse à un parloir
D’après les déclarations recueillies, Cédric Jubillar aurait entretenu une relation avec cette jeune femme jusqu’à fin mai dernier. Ils se retrouvaient dans un parloir de la prison de Seysses, où il est en isolement total dans une cellule de 8 mètres carrés. Pendant ces rencontres qui duraient environ une heure chaque semaine, il aurait exhibé des comportements troublants.
Elle rapporte qu’il lui aurait montré « le geste de l’étouffement », en mettant « une main sur le front et une clé de coude avec l’autre bras ». À ce sujet, il aurait déclaré : « Elle n’a même pas eu le temps de crier » avant d’affirmer avoir dissimulé le corps dans un champ près d’un chantier au sud d’Albi qu’il avait repéré un mois auparavant. Ces insinuations pourraient faire évoluer les charges retenues contre lui vers un assassinat plutôt qu’un meurtre par conjoint.
Des aveux ambigus et des menaces
La jeune femme, maintenant partie civile dans cette affaire, parle d’« aveux circonstanciés », bien que ceux-ci aient changé au cours du temps. Elle ajoute que Cédric Jubillar oscillait entre affection et menace durant leurs échanges à la prison : « Je ne me vois pas continuer dans ces conditions », explique-t-elle au Parisien. Elle se rappelle également d’un moment où il a évoqué leur relation en disant : « Nous étions comme Bonnie and Clyde ».
Le 14 mai, elle a été entendue par les enquêteurs concernant ses interactions avec Jubillar. La question se pose maintenant si l’exploitation agricole qu’il a mentionnée sera fouillée. En 2022 déjà, des recherches avaient été effectuées autour d’une ferme près de Cagnac-les-Mines sans résultats probants.
Un homme aux propos contradictoires
Avant son arrestation, Cédric Jubillar semblait certain de son impunité et se vantait auprès d’une amie en prétendant avoir commis « le crime parfait » tout en ridiculisant les enquêteurs : « Ces abrutis n’ont même pas retrouvé le couteau ! ». Il s’est également laissé aller à des commentaires menaçants vis-à-vis du public lors d’une battue citoyenne.
Face à ces nombreuses contradictions – comment sa victime serait-elle décédée ? Étranglée ? Étouffée ? Poignardée ? – il finirait lui-même par avouer : « J’ai dit n’importe quoi à n’importe qui ».
Les trois avocats représentant Cédric Jubillar continuent néanmoins à affirmer son innocence en ce qui concerne la mort de sa femme. Alexandre Martin souligne que son client conteste encore fermement cette accusation tout en s’interrogeant sur certaines preuves apportées par la partie civile dont ils ignorent certains éléments.
Le mystère autour de cette affaire demeure entier alors que l’enquête continue sous haute surveillance médiatique et judiciaire.