Le Vibe coding modifie la perception des investisseurs vis-à-vis des fondateurs

Avec l’essor de l’intelligence artificielle, les critères de sélection des investisseurs envers les fondateurs de startups évoluent. Les compétences traditionnelles en codage cèdent progressivement la place à une expertise sectorielle et à la maîtrise des outils d’IA.

Les investisseurs en capital-risque (VC) révisent leur approche concernant les fondateurs de startups logiciels, influencés par l’émergence du « codage d’ambiance », un terme popularisé par Andrej Karpathy, cofondateur d’OpenAI. Cette évolution permet aux personnes sans formation technique poussée de réaliser du code via des instructions basées sur l’IA.

Le Vibe coding modifie la perception des investisseurs vis-à-vis des fondateurs

Un passage vers la connaissance sectorielle

Les fondateurs techniques continueront d’être recherchés, mais leurs rôles évolueront avec cette nouvelle ère caractérisée par le codage ambiant, selon Priya Saiprasad, partenaire général chez Tours Capital.

Au lieu de coder et de construire activement des fonctionnalités à partir de zéro, une grande partie du temps sera consacrée à l’amélioration du produit et aux préoccupations liées au retour sur investissement livré à l’utilisateur final.

L’évolution des attentes envers les compétences techniques

Le profil traditionnel du « fondateur technique », souvent synonyme d’expertise en codage et développement logiciel minutieux, est donc revisité par les VCs. Yashwanth Hemaraj, partenaire général chez BGV, évoque l’importance croissante d’un “état d’esprit architecte” : « Cela signifie qu’un fondateur doit comprendre comment tout est connecté plutôt que simplement être capable d’écrire chaque ligne de code », dit-il.

Bob Thomas renchérit sur ce sujet tenu pour essentiel alors qu’il observe qu’aujourd’hui plusieurs entrepreneurs bâtissent là où il y a nécessité économique plutôt qu’une compétence strictement technique.

Zoe Qin, vice-présidente chez Dawn Capital, conclut que lorsque son entreprise investit dans le software B to B (business-to-business), elle privilégie davantage ce qui a été construit comme produit répondant aux problématiques commerciales concrètes.

Bien que cette tendance pose la question radicale quant aux qualifications requises pour diriger une startup technologique à succès dans cette nouvelle ère numérique renforcée par l’intelligence artificielle, elle indique aussi un chemin possible vers une diversification bénéfique pour ces nouveaux leaders émergents.

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