Les victimes de John Wayne Gacy : Le documentaire 'Devil in Disguise' raconte leur histoire

Chapô

La série « Devil in Disguise: John Wayne Gacy » a été diffusée en première sur Peacock le 15 octobre. Les acteurs et le showrunner souhaitent que cette dramatization rende hommage aux victimes du célèbre tueur en série, John Wayne Gacy, connu pour son passé de clown performant.

Un projet centré sur les victimes

Les acteurs Michael Chernus, Marin Ireland et Gabriel Luna, accompagnés du showrunner Patrick McManus, soulignent l’importance de mettre en avant les victimes plutôt que le criminel lui-même dans « Devil in Disguise ». Chernus incarne Gacy tandis qu’Ireland joue Elizabeth Piest, la mère de Rob Piest, la dernière des 33 victimes du tueur.

Lors d’une interview avec UPI, Chernus a déclaré : « Tous ces jeunes hommes et garçons dont la vie a été perdue sont devenus très réels pour moi. Nous connaissons très souvent les noms de ces horribles tueurs en série, mais nous ne pouvons pas nommer une seule de leurs victimes. J’espère donc que nous commencerons à faire la lumière sur l’identité de certains de ces jeunes hommes. »

Ireland a également voulu respecter la mémoire des familles : « Nous pensions que cela permettrait de raconter notre version de cette histoire et d’offrir une certaine intimité bien méritée à leur famille. Le personnage est devenu une voix pour plusieurs familles de victimes. »

Le parcours difficile vers la réalisation

McManus explique avoir hésité deux fois avant d’accepter le projet tant il ne voulait pas glorifier Gacy. Ce n’est qu’après avoir choisi de se concentrer sur les histoires des victimes qu’il s’est engagé pleinement dans ce travail.

Pour préparer cette série, l’équipe a contacté 30 familles des victimes ; seules cinq ont répondu, souvent à cause d’informations manquantes ou périmées. McManus précise : « Je ne cherchais pas de bénédiction lorsque nous avons contacté . En fait je m’ouvrais sincèrement à eux… mais nous avons bien compris qui étaient les membres familiaux perdus. »

L’esprit familial était crucial pour Ireland qui s’est efforcée d’honorer ceux qu’elle représentait à l’écran : « Même si nos dialogues n’étaient pas littéraux… nous gardions toujours ces personnes à l’esprit ».

Difficultés émotionnelles liées au rôle

Chernus évoque ses propres défis en endossant le rôle complexe de Gacy : « Pour jouer un personnage comme lui… je n’avais aucune sympathie pour lui ».

Luna interprète Rafael Tovar, un détective ayant véritablement enquêté sur Gacy : « Tovar était fou face au comportement nonchalant d’un homme comme celui-là », raconte-t-il.

La représentation visuelle des lieux où se sont déroulés certains crimes vise à capturer l’atmosphère troublante liée aux découvertes macabres faites par les enquêteurs.

Un hommage visuel significatif

Chaque épisode finit par montrer des photos des véritables victimes, une initiative proposée par Yasmine Almanaseer selon McManus : « Ces photos apparaissent …Nous rappelant que ce que nous venons d’observer était l’histoire d’un garçon ou jeune homme très réel ».

Même si toutes les victimes ne peuvent être présentées individuellement en raison du nombre limité d’épisodes, elles seront toutes mentionnées lors du dernier épisode. La série inclut également des liens vers une campagne visant à protéger les jeunes vulnérables.

McManus conclut son propos avec espoir : « Mon souhait est que les gens commencent à se renseigner davantage sur la vie dédiée aux jeunes hommes plutôt que sur celle du clown John Wayne Gacy ».

Passionné de boxe et de belles histoires sportives, je couvre les rings du monde entier avec un œil attentif aux détails qui font la différence. Entre deux reportages, on me retrouve souvent en salle d’entraînement ou autour d’un bon livre.