Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a exprimé son soutien à Marine Le Pen suite à sa déclaration d’inéligibilité, affirmant qu’elle est visée « pour une raison simple : elle gagnerait » si elle pouvait se présenter à la présidentielle de 2027. Cette intervention coïncide avec le calendrier du procès en appel concernant l’affaire des assistants parlementaires du FN, prévu du 13 janvier au 12 février 2026. En mars dernier, Le Pen avait été condamnée à quatre ans de prison et cinq ans d’inéligibilité, ce qui l’empêche pour l’instant de candidater.
- Viktor Orban pense que Marine Le Pen gagnerait en 2027 si elle pouvait se présenter.
- Un procès en appel pourrait permettre à Le Pen de se reconvertir en candidate présidentielle.
- Le soutien d'Orban reflète une vision politique partagée par la droite radicale européenne.
- L’issue judiciaire influence fortement l’avenir du Rassemblement National et de Marine Le Pen.

Un procès décisif en approche
Viktor Orban a souligné sur son compte X que recourir à la justice comme arme politique est inacceptable dans un État démocratique. Cette affirmation survient alors que la cour d’appel de Paris a annoncé les dates clés du procès en appel lié aux accusations contre le Front National concernant des détournements de fonds entre 2004 et 2016. En première instance, un préjudice totalisant 3,2 millions d’euros a été évalué contre vingt-cinq prévenus, incluant plusieurs anciens eurodéputés et le RN lui-même.
Parmi les condamnés ayant fait appel figurent Louis Aliot, Nicolas Bay et Bruno Gollnisch. L’audience prévue début 2026 pourrait rouvrir la voie vers une candidature présidentielle pour Marine Le Pen si celle-ci obtient gain de cause.
Conséquences politiques sur le RN
La situation actuelle concernant l’inéligibilité de Marine Le Pen avait déjà engendré des discussions quant à un potentiel plan B pour le RN avec Jordan Bardella comme figure alternative pour représenter le parti aux élections présidentielles de 2027.
Cette affaire ne concerne pas seulement l’avenir politique individuel de Marine Le Pen mais également celui du Rassemblement National (RN) dans un contexte où cette dernière peine infligée était considérée comme particulièrement sévère même au sein des sphères politiques opposées. François Bayrou avait exprimé son « trouble » face à ces décisions judiciaires qui affectent directement la scène électorale française.
Un écho européen
Les propos soutenus par Viktor Orban touchent également une partie significative de la droite radicale européenne tout en illustrant comment il conçoit son propre pouvoir depuis plus d’une décennie.
Son gouvernement est fréquemment critiqué pour avoir affaibli les institutions démocratiques et remodelé la justice afin qu’elle serve ses intérêts personnels au détriment des valeurs européennes traditionnelles. La surveillance accrue exercée par l’UE sur Hongrie illustre parfaitement les préoccupations croissantes autour des comportements autocratiques dans certains pays européens. Dans ce contexte incertain tant judiciaire que politique, l’avenir immédiat du RN ainsi que celui de Marine Le Pen reste suspendu au verdict qui tombera après leur prochain procès.