Un ami de Krisztina Rády accuse l'influence des musiciens de Noir Désir au procès de Bertrand Cantat

La justice rouvre l’enquête sur le suicide de Krisztina Rády après des révélations troublantes

Un ami de Krisztina Rády accuse l’influence des musiciens de Noir Désir au procès de Bertrand Cantat

Le documentaire « De rock star à tueur : le cas Cantat » diffusé sur Netflix a relancé l’attention sur la mort de Krisztina Rády, ex-femme de Bertrand Cantat, et a conduit à une réouverture de son enquête. Décédée par pendaison en 2010, des témoignages recueillis dans ce film mettent en lumière les violences subies par la traductrice.

Peu après la sortie du documentaire, qui évoque notamment le féminicide de Marie Trintignant, un nouvel éclairage est porté sur le suicide tragique de Krisztina Rády. Le 10 janvier 2010, cette ancienne directrice culturelle s’est pendue à Bordeaux. Son fils âgé de seulement 12 ans a trouvé son corps alors que Bertrand Cantat dormait dans leur domicile. Bien que sa mort ait été classée comme un suicide sans suite judiciaire pour Cantat, les récents témoignages ont poussé la justice à rouvrir l’enquête pour « violences volontaires par conjoint ou concubin ».

Des détails inquiétants rapportés dans le documentaire, tels qu’un décollement du cuir chevelu et plusieurs hématomes mentionnés par un infirmier, alimentent ce nouveau développement judiciaire.

Un ami témoigne des violences subies par Krisztina Rády

Ce vendredi 21 novembre, au micro de RTL, Ivan Andràs Bojar, un ami proche de Krisztina Rády, a partagé des révélations accablantes concernant les abus dont elle aurait été victime. Dans son livre intitulé « Désir blanc », il compile divers témoignages d’amis proches qui décrivent son calvaire psychologique et physique marqué également par une violence verbale jugée récurrente. Selon lui : « C’est la violence verbale qui revient le plus souvent, mais il y avait aussi de la violence physique. Elle avait confié à sa meilleure amie que Bertrand Cantat la frappait ».

Le soutien controversé lors du procès pour meurtre

Malgré ces allégations graves et les souffrances vécues aux côtés du chanteur du groupe Noir Désir, Krisztina Rády avait soutenu Bertran Cantat durant son procès en 2004 relatif à la mort tragique de Marie Trintignant. À l’époque, elle affirmait que lui n’avait jamais utilisé la violence contre elle. Ivan Andràs Bojar avance que cela pourrait avoir été orchestré avec l’aide d’autres membres du groupe : « En accord avec les musiciens de Noir Désir, elle n’a pas parlé des brutalités de Bertrand Cantat ».

Aujourd’hui engagé dans une quête sans relâche pour comprendre les circonstances ayant conduit au décès tragique de Krisztina Rády, Bojar se propose d’apporter toute aide nécessaire aux autorités judiciaires : « Il reste la question : comment Krisztina a-t-elle pu se suicider ? Parce que connaissant sa personnalité, c’était inimaginable ».

Le débat public autour des violences conjugales et leurs conséquences reprend ainsi vigueur grâce au documentaire qui redonne voix aux victimes souvent oubliées dans ces tragédies humaines fort médiatisées.

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.