Wicked : For Good, une suite attendue mais inégale

La seconde partie tant attendue de l’adaptation cinématographique de la comédie musicale Wicked, intitulée Wicked : For Good, est désormais disponible depuis le 21 novembre. Si cette œuvre emblématique célèbre les sorcières d’Oz, elle peine à maintenir l’énergie et l’enthousiasme du premier acte.
La comédie musicale Wicked, basée sur le livre original, raconte l’amitié improbable entre Glinda et Elphaba. Le premier acte dévoile une atmosphère joviale avec des chansons mémorables telles que “Popular”, “Dancing Through Life” et “Defying Gravity”. En revanche, dans ce second chapitre, la tonalité devient plus sombre et politiquement chargée alors qu’il se déroule parallèlement aux événements du Magicien d’Oz où Elphabaest présentée comme la méchante sorcière. Ce changement laisse un déséquilibre musical entre les deux parties.
Pour atténuer cette transition thématique, deux nouvelles chansons composées par Stephen Schwartz ont été intégrées : « Girl in the Bubble » et « There’s No Place Like Home ». Bien qu’elles visent à enrichir la seconde moitié du récit en apportant une profondeur émotionnelle pour Glinda et Elphaba, leur impact reste mitigé. Un critique note que ces ajouts semblent « trop décevants pour véritablement corriger le déséquilibre structurel de longue date du matériel source ».
Le défi fondamental pour Wicked réside dans le changement nécessaire de ton pour conclure correctement l’histoire déjà établie. Dans « Wicked : For Good », il devient crucial d’aborder les conséquences dramatiques des événements précédents, notamment la campagne de diffamation contre Elphaba orchestrée par le régime corrompu. Pourtant, bien que certaines chansons comme « No Good Deed » soient percutantes, celles-ci n’atteignent souvent pas le niveau d’énergie des pièces du premier acte.
Les deux nouvelles pièces apportent une tentative sérieuse d’équilibrage affectif mais échouent à capturer la magie des classiques précédents tels que « The Wizard and I » ou « Defying Gravity ». La nécessité urgente d’une chanson solo pour Fiyero a également été mise en avant; cela aurait permis d’explorer davantage ses loyautés partagées tout au long de son évolution vers un activiste engagé.
Dans l’ensemble, malgré quelques ajouts prometteurs qui témoignent d’une bonne intention créative, Wicked : For Good semble souffrir structurellement du passage à un registre plus sombre et sérieux sans retrouver l’étincelle identitaire qui a fait briller sa première partie.