Chapô : Chuck Russell, cinéaste réputé pour ses contributions au cinéma d’horreur dans les années 1980, revient sur le devant de la scène avec « Witchboard », un remake du film culte de 1986. Prévu en salle le 15 août 2023, ce long-métrage promet une vision innovante de l’histoire, centrée autour des pendulums et des sorcières.
Le retour de Chuck Russell
Après avoir marqué les esprits avec « A Nightmare on Elm Street 3: Dream Warriors » en 1987 et son chef-d’œuvre « The Blob » en 1988, Chuck Russell fait son grand retour dans l’horreur avec « Witchboard ». Ce nouveau film modernise le classicisme horrifique tout en respectant ses racines.

« L’original avait quelque chose de très résonnant », déclare Russell à propos du premier film sorti en 1986. Selon lui, cet opus était révolutionnaire puisqu’il a été l’un des premiers à explorer les thèmes associés aux planches Ouija.
Une nouvelle approche
Dans sa version, située dans le Nouvelle-Orléans moderne, un artefact maudit libère une sorcière vengeresse qui entraîne un jeune couple dans un tourbillon mortel lié à la possession et aux terreurs occultes.
Russell souligne sa volonté d’explorer des thèmes plus profonds liés à l’histoire réelle des sorcières. Il explique qu’il ne voulait pas simplement réaliser une énième variante d’un film déjà existant : « Il n’y a pas de remake possible à mes yeux si je ne peux apporter quelque chose de spécial ».
Les pendulums comme fil conducteur
Les pendulums occupent une place centrale dans cette histoire. En effet, selon Russell, ces dispositifs précédaient les planches Ouija et ont joué un rôle important tout au long de l’histoire européenne : « Le Pape français a interdit les planches pendulaires au 18ème siècle, menant même à la mort de nombreuses femmes accusées de sorcellerie ».
Russell affirme aussi que son intention est d’apporter aux spectateurs non seulement du frisson mais aussi une compréhension enrichie d’un élément souvent méconnu.
Un casting jeune et prometteur
« J’ai eu beaucoup de plaisir à faire monter ces nouvelles stars », confie-t-il concernant son casting incluant Jamie Campbell Bower, Madison Iseman et Aaron Dominguez. Pour lui, cette jeunesse apporte une chimie nouvelle qui rehausse encore davantage le projet.
Mais c’est sans doute là où réside la magie du film : « Ils ont apporté ceci que je n’avais pas anticipé », évoque-t-il au sujet des performances inattendues offertes par ses acteurs.
Une ambition renouvelée
En ce qui concerne la pérennité du projet après sa sortie initiale, Russell se montre ouvert : « Je pense qu’il pourrait y avoir un univers Witchboard ». Bien qu’il réussisse ici à livrer toutes ses idées créatives accumulées durant ces dernières années autour du genre horrifique.
L’attrait pour les effets pratiques plutôt que numériques est également souligné par James Russell : il glorifie leur capacité à capturer véritablement la peur sur le plateau – contrastant fortement avec certaines productions modernes qui reposent trop sur le CGI.
Vers l’infini ?
Alors que la date limite approche pour lancer cette version tant attendue, prévue pour sortir sur tous les écrans le 15 août, il reste attendus autant par ceux nostalgiques que par ceux désireux d’assister à une réinvention réussie d’une œuvre fondatrice.
Une aventure historique revisitée par Chuck Russell est désormais prête à captiver ? Réponse très bientôt sur nos écrans !