Dans son premier livre « Rien n’est jamais écrit », Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France et candidat à la présidentielle, dépeint les difficultés qu’il a rencontrées en raison de son parcours atypique. Il évoque également le mépris dont il a fait l’objet au sein de la classe politique.

Ancien assureur, Xavier Bertrand se remémore ses échanges avec Jacques Chirac, qui le surnommait affectueusement « Docteur ».
Il raconte : « Je lui disais : « Monsieur le président, je ne suis pas médecin. » Il me répondait : « Je sais, mais ça te va bien. » » Cependant, cette complicité ne s’est pas étendue à l’ensemble du paysage politique français.
Dans son livre publié aux Éditions Robert Laffont, il explique comment son absence de liens avec les grandes institutions parisiennes a coloré sa carrière.
Un parcours marqué par la marginalisation
Xavier Bertrand souligne : « Je n’ai pas grandi à Paris, je n’ai pas fait de grandes écoles parisiennes, je n’ai pas fait Sciences Po, je n’ai pas fait l’ENA. Je ne cochais aucune de ces cases-là.
» Ce constat l’a amené à traverser des périodes difficiles entre 2002 et 2012 où il tentait d’adopter les codes du milieu politique tout en restant fidèle à lui-même. Pour ce faire, il confie avoir même sollicité une conseillère en relooking pour mieux s’insérer dans cette sphère élitiste.