Yasser Abou Shabab, leader d’une milice hostile au Hamas, aurait été tué ce vendredi lors d’affrontements internes. Cette nouvelle survient alors qu’il était surnommé figure controversée de Gaza et avait récemment exprimé des ambitions pour le dialogue avec Israël.

Yasser Abou Shabab, âgé de 32 ans et réputé proche de l’État hébreu, a été abattu par des membres de sa propre milice.
Selon le Times of Israëlles combats internes ont conduit à son décès après son transport dans un hôpital israélien où il est mort des suites de ses blessures. Abou Shabab s’était présenté comme un défenseur des droits humains pour la population gazaoui. Dans un entretien accordé à Paris Match en juillet 2025, il se disait issu « de la tribu de Tarabin, une famille du sud de la Bande de Gaza ».
Il faisait valoir que son groupe n’était pas un mouvement extrémiste. Il assurait : « Ce n’est pas un mouvement de vengeance, ni un groupe extrémiste. Nous ne commettons aucun crime, nous n’exerçons pas de terrorisme contre des individus ou des familles.
Nous n’humilions pas les civils et ne diffusons pas d’images de torture ou de représailles, comme le fait le Hamas ». Interrogé sur ses projets futurs, il affirmait : « Dans le futur s’il le faut, nous sommes prêts à discuter avec Israël, l’Égypte ou les États-Unis. Si un accord sert la liberté et la dignité des Palestiniens, nous sommes prêts à le soutenir ».
Sa mort met fin brutalement à une carrière marquée par une volonté affichée d’agir pour les habitants sous occupation mais aussi par des accusations ambivalentes concernant sa loyauté envers Tsahal.
Le tragique destin d’Abou Shabab soulève désormais des questions quant aux perspectives pour ceux qui aspirent à changer les dynamiques en place dans Gaza tout en naviguant entre factions rivales.