Les vagues de chaleur qui touchent l’Europe en ce début juillet 2023 poussent les zoos à redoubler d’efforts pour garantir le bien-être des animaux. Dans le même temps, la situation est alarmante pour les espèces sauvages, qui souffrent gravement des conditions climatiques extrêmes.
- Vagues de chaleur affectent les zoos et la nature en Europe.
- Dans les zoos, des initiatives sont prises pour aider les animaux à faire face aux températures élevées.
- En nature, le nombre d'animaux victimes de la canicule augmente, notamment des chauves-souris et divers oiseaux.
- Les espèces aquatiques et terrestres sont particulièrement vulnérables aux fortes chaleurs.

Dans plusieurs zoos européens, des initiatives sont mises en place pour aider les animaux à faire face aux températures élevées. À la réserve de la Haute-Touche, située dans le Centre-Val de Loire, les soigneurs facilitent l’accès à l’eau et ont recours à des jeux rafraîchissants : ils encouragent par exemple les loups à se baigner ou distribuent des glaçons remplis de légumes aux lémuriens importés de Madagascar, comme l’indique France 3.
Cependant, la situation est plus critique dans la nature. Un centre de soins animalier du sud-ouest de la France a rapporté une augmentation notable des prises en charge liées à la canicule, évoquant « un peu plus massives » que d’habitude. Cette institution a observé un nombre croissant d’animaux victimes du climat, tels que des chauves-souris déshydratées et divers oiseaux, mammifères, reptiles ou amphibiens ayant difficulté à s’hydrater et à trouver leur nourriture.
La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) souligne que lors de fortes chaleurs, « le risque de mortalité augmente fortement », tant en raison des risques d’asphyxie que par destruction des habitats.
Toutes les espèces touchées
Parmi les victimes majeures figurent celles vivant dans l’eau. Les poissons éprouvent une forte vulnérabilité car leur température corporelle varie avec celle du milieu aquatique ; cela engendre souvent un état léthargique pouvant entraîner leur mort. En outre, une élévation constante de la température réduit le niveau d’oxygène disponible dans ces milieux aquatiques. Le faible niveau de rivières ainsi que l’assèchement progressif des mares exacerbent cette crise pour tous ceux qui viennent y boire.
Les oiseaux font également face aux affres caniculaires ; incapables de transpirer correctement et composés déjà d’environ 60% d’eau, jusqu’à 85% chez certains jeunes, ils peinent à maintenir une hydratation adéquate nécessaire au bon fonctionnement métabolique selon la LPO. Les martinets noirs sont notamment particulièrement affectés puisqu’ils nichent sous toitures exposées au soleil intense.
D’autres espèces comme les hérissons souffrent aussi cruellement : dépourvus de glandes sudoripares, ils surchauffent rapidement lorsque les températures dépassent 30 °C. Selon l’Observatoire de la faune sauvage, ces petites créatures représentent près d’un cinquième des animaux blessés dans certaines cliniques durant l’été ; deux tiers dess décès estivaux enregistrés découlent directement de déshydratation ou d’accidents liés aux interactions humaines.
Conséquences écologiques
Les conséquences écologiques demeurent préoccupantes alors que ce phénomène climatique s’intensifie chaque année davantage avec potentiellement un impact significatif sur nos écosystèmes locaux.