Un week-end record pour « Zootopie 2 » et un succès inattendu pour « Dracula »

« Zootopie 2 », le dernier film d’animation de Disney, a réalisé un chiffre d’affaires historique de plus de 550 millions de dollars en seulement cinq jours, principalement grâce à des recettes exceptionnelles en Chine. En revanche, le film « Dracula » réalisé par Luc Besson connaît un succès équilibré entre les marchés français et international.
Des chiffres impressionnants pour « Zootopie 2 »
« Zootopie 2 » a marqué l’histoire du cinéma d’animation avec 556 millions de dollars obtenus en cinq jours d’exploitation. Ce lancement représente le meilleur score jamais enregistré pour un film d’animation et se classe au quatrième rang des films ayant connu le plus grand succès global, derrière des géants tels que « Avengers : Endgame ».
Le box-office nord-américain affiche 156 millions de dollars, profitant du week-end de Thanksgiving, mais c’est surtout sur le marché chinois que le film a véritablement explosé avec 272 millions de dollars en seulement trois jours.
Ces résultats témoignent également de la domination continue du cinéma d’animation dans les palmarès mondiaux et soulignent l’importance cruciale du marché chinois. Les chiffres annuels indiquent qu’un autre film d’animation local comme « Ne Zha 2 » aura amassé presque deux milliards de dollars, tandis que la franchise japonaise « Demon Slayer : Kimetsu no Yaiba » s’affiche également dans les meilleures positions au box-office mondial.
« Dracula », une surprise française couronnée à l’international
Dans une tout autre dynamique, le film « Dracula », réalisé par Luc Besson, se classe au 82e rang mondial avec plus de 28 millions de dollars récoltés. Bien que la France ait eu une réception mitigée avec seulement 651 174 entrées, il rencontre un grand succès à l’international.
En particulier, ce long-métrage a rapporté environ 6 millions de dollars en Italie et s’est distingué en Russie où il a généré plus de 11 millions de dollars. Ces résultats s’expliquent notamment par l’abandon des majors américaines sur ce marché depuis l’invasion ukrainienne.
Selon une enquête approfondie publiée par « Le Monde » , les productions françaises continuent malgré tout à séduire le public russe. Le précédent exemple est celui du film « Le Comte de Monte-Cristo (2024) », qui avait déjà atteint près des quantités similaires sur ce territoire.
L’absence des grands studios américains crée ainsi une opportunité dont bénéficient ces œuvres françaises locales dans cette région historiquement complexe sur le plan culturel.
Ainsi, alors qu’une nouvelle vague cinématographique mondiale semble se dessiner autour des blockbusters animés dominés par Disney et ses concurrents asiatiques, les œuvres locales comme celles signées Besson peuvent également tirer leur épingle du jeu grâce aux particularités régionales et internationales spécifiques.