Cette page est en noindex, les liens sont nofollow et l'article n'est lié depuis aucune page du site.
SpaceX réussit son dixième lancement de test du Starship après des ajustements
Le 26 août, SpaceX a effectué avec succès sa dixième mission de test Starship à 18h30 CDT depuis Starbase, au Texas. Cette tentative fait suite à deux précédentes annulations dues à des conditions météorologiques défavorables et un problème technique.
Des lancements marqués par des problèmes techniques
Après avoir rencontré plusieurs obstacles, SpaceX a réussi à lancer le booster qui s’est séparé environ trois minutes après le décollage. Suite à cette séparation, le booster a réalisé un flip contrôlé et une brûlure Boostback en utilisant trois configurations de moteur. La mission comportait divers tests, notamment des essais de brûlure d’atterrissage et l’évaluation du déploiement de la charge utile. Selon les responsables de SpaceX, « **les données de performance du booster super lourd ont été collectées** » alors que celui-ci suivait une trajectoire menant à un atterrissage offshore dans le Golfe plutôt qu’un retour sur site.

Tests multiples pour évaluer la technologie
Les ingénieurs ont désactivé un moteur sur les trois disponibles pour tester son moteur de secours lors d’une brûlure d’atterrissage. À l’issue du vol, il n’aura resté que deux moteurs centraux pour effectuer une dernière phase d’atterrissage avant que le booster ne touche l’eau environ sept minutes plus tard. La seconde étape a coupé ses moteurs neuf minutes après le décollage, aboutissant à une insertion en orbite nominale. À partir de 19 minutes post-lancement, elle a également déployé huit simulateurs satellites StarLink, chaque engin étant relâché à un rythme d’environ une minute. Une fois les simulateurs envoyés dans l’espace, SpaceX a allumé un moteur Raptor afin d’effectuer sa rentrée atmosphérique dans les meilleures conditions possibles. Ce processus visait principalement à démontrer la capacité du moteur durant les missions orbitales.
Rentrée atmosphérique et tests extrêmes
Le test était conçu pour évaluer les nouveaux boucliers thermiques du vaisseau spatial alors qu’il entrait dans l’atmosphère terrestre avec une vitesse presque cinq fois supérieure au Son. Certains boucliers avaient été volontairement retirés pour observer la réaction du vaisseau sous ce stress. Malgré quelques dommages sur une section inférieure lors de la rentrée, le Starship continua vers sa destination finale et s’est échoué dans l’Océan Indien sous un ralentissement adéquat contrôlé par deux moteurs Raptor. L’événement final semblait être accompagné d’une explosion lorsque le vaisseau entra en contact avec l’eau environ une heure et sept minutes après son lancement.
L’avenir prometteur malgré les obstacles passés
Il est important de noter que ce lancement survient après plusieurs défis rencontrés par SpaceX; leur neuvième vol en juin dernier s’est soldé par une destruction complète sur la rampe lors d’un incident externe. De même, ils ont perdu contact avec leur Starship lors d’incidents précédents cette année. Le programme osera ainsi continuer ses ambitions avec la plus grande fusée jamais construite, susceptible d’explorer Mars, tout en devant anticiper des développements technologiques futurs face aux complexités révélées durant ces essais successifs.