En 18 ans, j'ai été ingénieur logiciel et perdu mon emploi quatre fois. Je ne pense pas qu'IA soit la cause.

L’impact de l’IA sur le marché de l’emploi : témoignage d’un ingénieur logiciel

En 18 ans, j’ai été ingénieur logiciel et perdu mon emploi quatre fois. Je ne pense pas qu’IA soit la cause

Marc Kriguer, 59 ans, ingénieur logiciel depuis près de trois décennies, partage son expérience marquée par plusieurs licenciements dans le secteur technologique. Bien que l’intelligence artificielle (IA) transforme les métiers et leurs exigences, il reste sceptique quant à sa responsabilité dans la hausse des licenciements.

Une carrière ponctuée de mises à pied

Marc Kriguer a été licencié à quatre reprises au cours des 18 dernières années. Sa première mise à pied remonte à 2008, lors d’une restructuration chez Sun Microsystems après son acquisition par Oracle. Depuis, il a connu d’autres pertes d’emploi significatives : en 2019, il faisait partie des ingéniers licenciés d’une entreprise spécialisée dans la vérification du plagiat, et pendant la pandémie de Covid-19, son poste dans une autre société a été supprimé suite à une chute drastique des revenus en un mois.

Récemment, deux mois auparavant, alors qu’il occupait le rôle d’ingénieur logiciel principal chez Walmart Global Tech, il a découvert que sa position avait été éliminée avec environ 1 500 autres personnes.

L’IA n’est pas responsable des licenciements

Malgré les bouleversements causés par l’IA sur le marché du travail, Marc Kriguer ne considère pas cette technologie comme la cause principale des licenciements récents. Il soutient que « l’IA a changé le paysage de l’emploi », mais ne stimule pas nécessairement une vague accrue de suppressions de postes pour les ingénieurs logiciels.

Durant ses derniers mois chez Walmart, une poussée vers l’utilisation d’un outil alimenté par l’IA pour écrire du code a émergé. Alors qu’il se voit comme opposé à cette idée, convaincu que « le code écrit humain était meilleur », il reconnaît néanmoins certains avantages potentiels aux outils IA pour évaluer les lignes de code existantes.

Un excès d’embauches selon Marc Kriguer

Marc estime également que « les entreprises embauchent trop rapidement ». Il souligne qu’aujourd’hui plus que jamais, elles peinent à maintenir une main-d’œuvre budgétairement viable face aux défis économiques actuels. Selon lui : « Si les entreprises embauchaient moins dès le départ, elles seraient plus stables ».

Il note particulièrement que les entreprises subissent souvent la pression des investisseurs qui injectent massivement des fonds upfront tout en exigeant croissance et performance rapide. En réponse aux crises actuelles, qu’elles soient liées au marché ou dues à une saturation, ce sont généralement les employés bien rémunérés comme les ingénieurs logiciels qui sont ciblés lors des réductions effectives.

Le besoin constant en ingénieurs logiciels

Bien qu’indigné par ces pratiques sectorielles où moins s’attaquent aux coûts exorbitants issus du maintien excessif du personnel technique qualifié plus tard dans le développement produit (« Les bogues se présenteront et vous devez revoir le code »), Marc assure avoir reçu un soutien continu durant sa recherche d’emploi actuelle où il postule activement et reçoit divers appels pour participer à environ 15 entretiens jusqu’à présent.

Pour conclure cet échange fort éclairant témoignant non seulement tout ce qui motive aujourd’hui ces changements radicaux mais aussi leur nature continue – même si peu remarquent un déclin général – Marc reste optimiste quant aux perspectives nouvelles apportées certes par l’intelligence artificielle; un défi peut-être utile sous certaines conditions sans jamais négliger l’indispensable valeur ajoutée humaine impliquée

Dans ce cadre mouvant où l’avenir professionnel semble imperméable aux menaces potentielles émanant notamment d’une machine dont toute nouveauté mérite réflexion critique – tandis qu’elle pourrait remodeler nos cycles économiques passés déjà perturbés en profondeur –, chaque acteur est conscient désormais () ; préparer ces professionnels (du numérique) sera essentiel afin d’assurer durablement cette aventure innovante sans précédent.

Passionné de sport et grand fan de la NBA je m’intéresse autant aux grands événements internationaux qu’aux histoires humaines qui se jouent en coulisses. Curieux et amateur de voyages, j’aime transmettre l’énergie et les émotions qui font vibrer le monde du sport.