Le déclin de la franchise Terminator : un retour sur ses échecs successifs
La saga Terminatorinitiée par James Cameron avec le film iconique de 1984, a connu un parcours semé d’embûches pour tenter de redorer son blason après des débuts prometteurs. Malgré l’impact culturel majeur et le succès financier initial du personnage emblématique T-800 et de Sarah Connor, les suites ont peiné à capturer la magie des deux premiers opus et ont souffert d’une série d’échecs au box-office.

Un départ fulgurant mais un déclin inéluctable
The Terminator, réalisé en 1984, a été produit avec un budget modeste de 6,4 millions de dollars, qui ne représenterait aujourd’hui que 20 millions de dollars ajustés à l’inflation. Le film a connu un énorme succès, rapportant environ 78,3 millions de dollars, soit douze fois son coût initial. En revanche, Terminator 2 : Judgment Daysorti sept ans plus tard, a eu un budget bien plus conséquent supérieur à 102 millions de dollars, mais a tout de même généré plus de 500 millions de dollars à sa sortie.
Judgment Day est souvent cité comme le sommet créatif et commercial de la franchise. En transformant le cyborg T-800 en héros attachant s’alliant avec un adolescent, Cameron réussit là où peu auraient parié. La fin du film, marquée par la scène mémorable où le T-800 se sacrifie en levant son pouce dans une position héroïque semblait offrir une conclusion parfaite.
Cette réussite a cependant mis en lumière les défis futurs pour la franchise. Quatre autres tentatives ont cherché à revitaliser l’univers Terminator. La première d’entre elles fut Terminator 3 : Rise of the Machinesqui malgré des recettes dépassant 430 millions de dollars, laisse entrevoir une problématique puisque cela ne couvre pas son budget exorbitant d’environ 187 millions.
L’échec critique suivant fut Terminator Salvationqui n’a même pas réussi à doubler son budgét colossal évalué à 200 millions lors sa sortie estivale chargée en 2009. Souffrant également du poids concurrentiel sur grand écran et n’offrant aucune suite promise face aux attentes des spectateurs.
Le désastreux Terminator Genisyslancé six ans plus tard sous une corona moins violente et mal accueillie au box-office qui n’a présenté que peu ou prou parce qu’il adoptait une classification PG-13 loin du ton adulte privilégié par son prédécesseur.
Face à ces échecs répétés, beaucoup avaient perdu l’envie ou espoir dans cette franchise déjà culte. Même le retour tant attendu de Linda Hamilton dans Terminator : Dark Fate – considéré comme relativement meilleur comparativement aux trois précédents films – avait suscité peu d’intérêt manifestement trop tardif pour réengager les fans déçus depuis longtemps déconnectés depuis Jensen-Day.
Gabriel Luna y apporte un souffle nouveau grâce à ses performances impressionnantes comme Rev-9 tandis que Natalia Reyes incarne Dani Ramos – des choix dignes du renouveau que méritait la saga – mais aucun engouement noya les attentes envers ce projet ce qu’en conséquence faisait sombrer ce nouvel opus parmi les échecs notables au box office.
Des rumeurs circulent indiquant que Cameron réfléchirait actuellement sur un script pour une nouvelle suite qui pourrait tirer profit des insuffisances passées tout en offrant peut-être quelque chose véritablement innovateur – pourtant il demeure incertain si cela puisse réellement raviver quelque passion vis-à-vis d’un auditoire potentiellement trop usé par plusieurs éditions antérieures déjà disponibles chez eux…
Par ailleurs, on peut visiter AMC+ pour redécouvrir The Terminator ou Paramount+ afin (re)regarder (Dark Fate) dans ces occasions possibles pour retrouver cette légende cinématographique remarquable mais controversée.