Ces 5 morts de méchants de cinéma ont été étonnamment tristes, et la n°1 divise encore

Dans la plupart des films, le héros l’emporte et le méchant disparaît. Certains antagonistes provoquent pourtant une émotion inattendue au moment de leur mort, au point de donner au spectateur le sentiment de trahir le héros en le pleurant.

Ces 5 morts de méchants de cinéma ont été étonnamment tristes, et la n°1 divise encore

Des fins difficiles à accueillir

Dans Man of Steel, sorti en 2013, Superman se révèle au monde pour s’opposer au projet de colonisation de la Terre du général Zod, qui menace sa planète d’adoption et ses propres compatriotes kryptoniens. Au terme du combat, le héros estime que la seule façon de sauver la planète est de tuer son adversaire, et il lui brise la nuque, un geste controversé.

La scène est triste non pas parce que le public éprouve de la sympathie pour Zod, mais parce que le film montre à quel point cette décision a été pénible pour Superman. La performance émotionnelle d’Henry Cavill renforce encore le poids du moment, qui pèse sur la capacité du héros à protéger la Terre.

Dans The Rock, sorti en 1996 avec Nicolas Cage et Sean Connery, le général Francis Hummel, commandant du corps des Marines (USMC) désabusé, prend le contrôle d’Alcatraz. Il menace de tirer sur San Francisco des roquettes contenant une arme biologique si ses exigences financières ne sont pas satisfaites. Son but affiché est d’indemniser les familles de ses anciens soldats tués au combat. Le plan visant à tuer des innocents se révèle finalement être un bluff, avant que ses hommes ne se retournent contre lui et le tuent de sang-froid.

Au regard de ses intentions et de sa volonté d’éviter les victimes innocentes, il est difficile de lui en vouloir, et son sort paraît particulièrement tragique.

Des méchants plus humains qu’il n’y paraît

Dans Les Indestructibles, le personnage de Syndrome commence enfant, rejeté et humilié publiquement par son idole, Mr. Incredible. Devenu adulte, il développe une technologie sophistiquée pour devenir lui-même le nouveau super-héros du monde. C’est en recourant à des méthodes de méchant qu’il pousse les Indestructibles à le combattre.

Sa fin, aspiré par une turbine à cause de sa cape, reprend une blague apparue plus tôt dans le film. Jugée particulièrement macabre pour un long-métrage familial, elle laisse pourtant un sentiment d’amertume, car sous le masque se cache toujours le petit garçon qui avait été rejeté par son héros.

Dans Blade Runner, sorti en 1982, Rutger Hauer incarne Roy Batty, un réplicant rebelle traqué par Rick Deckard tout au long du film. Acculé sur un toit, il prononce un monologue émouvant, alors que sa courte durée de vie touche à sa fin. Cette mort, qui suscite un sentiment d’empathie, finit par définir le film dans son ensemble.

Dans Black Panther, Michael B. Jordan incarne Killmonger, cousin de T’Challa, élevé en exil loin du Wakanda après la mort de son père. Tué au cours d’un combat contre T’Challa pour l’âme du Wakanda, il meurt alors que le héros tente de protéger les traditions que le méchant voulait remettre en cause. De nombreux fans du MCU soulignent que ses intentions étaient nobles, ce qui rend sa scène de mort plus émouvante qu’attendu, puisqu’il comprend trop tard qu’il est devenu le méchant. Son arc, bref mais marquant, reste l’un des plus commentés de la franchise.