Les Mayerniks en quête d’une retraite paisible
- Les Mayerniks ont quitté leur emploi pour voyager en Europe et en Amérique latine.
- Ils vivent avec leur épargne dans un appartement en Albanie, appréciant la culture locale.
- Leur mode de vie a changé : adaptation à une nouvelle monnaie, absence de voiture, simplicité accrue.
- Ils privilégient la qualité de vie et le bien-être plutôt que la stabilité matérielle.

Sandra et Jeff Mayernik, un couple marié d’agents immobiliers de 62 ans, ont pris une décision audacieuse : quitter les États-Unis pour parcourir le monde. En décembre 2023, ils se trouvent actuellement à Pogradec, en Albanie, après avoir visité onze pays. Dans cette aventure, ils cherchent non seulement à échapper au stress mais également à améliorer leur qualité de vie.
Un nouveau départ plein de promesses
Le couple a décidé de prendre sa retraite et de tout vendre, maison, voitures et possessions, afin d’explorer le continent européen. « Vous savez quoi ? Nous n’avons plus besoin de stress », confie Jeff Mayernik. Les problèmes rencontrés aux États-Unis– augmentation des impôts et du coût de la vie – ainsi que des soucis personnels liés à la santé ont constitué des facteurs déterminants dans leur choix.
Sandra ajoute : « Nous vivons actuellement de notre épargne et du produit de la vente de notre maison ». Ils estiment pouvoir voyager pendant environ 40 000 $ par an, ce qui leur semble raisonnable pour mener leur projet à bien.
Voyage et découvertes internationales
Les Mayerniks ont commencé leur périple par plusieurs pays tels que le Panama, le Costa Rica, le Portugal, l’Espagne, la France, l’Angleterre, le Canada, le Chili, le Mexique et l’Argentine. À présent en Albanie avec un visa américain qui permet un séjour prolongé jusqu’à une année, ils soulignent combien ce pays les inspire déjà après seulement quelques jours : « C’était comme un instinct que cet endroit était bon pour nous », déclare Sandra.
Jeff poursuit en signalant l’hospitalité albanaise : « L’Albanie est connue comme « la maison de Dieu et la maison des invités » ». Le couple apprécie particulièrement cette culture attentive aux visiteurs.
Une installation confortable
Les Mayerniks résident dans un appartement spacieux universitaire comprenant trois chambres et deux salles de bains surplombant le lac d’Ohrid. Leur loyer mensuel s’élève approximativement à 1 100 $, frais inclus – chiffre très compétitif selon leurs standards américains.
Cependant, vivre dans ce nouvel environnement nécessite aussi une adaptation culturelle significative. Jeff admet que faire ses courses devient un processus complexe : « Cela signifie s’adapter à une nouvelle monnaie et à une nouvelle langue », explique-t-il.
Malgré ces défis quotidiens, Sandra souligne que cela ne dissuade pas leur mode de vie actif ni leur volonté.Vivants sans voiture au sein d’un espace piétonnier rend certaines tâches logistiques plus difficiles mais moins pesantes psychologiquement ; il n’y a plus toute la charge mentale associée aux déplacements automobiles constants dont elle se souvient avec nostalgie.
La qualité avant tout
Pour les Mayerniks, diverses commodités américaines semblent désormais secondaires face aux avantages perçus dans cette nouvelle phase : « Notre qualité de vie s’est définitivement améliorée », note Sandra. Côté santé, Jeff mentionne aussi un autre aspect financier important concernant les soins médicaux en Albanie où les coûts sont considérablement réduits.
« Même si aucun conseiller financier sensé ne nous aurait conseillé d’adopter ce style – je pense que c’était la bonne étape pour nous », conclut-il reconnaissant qu’aujourd’hui…
Leur réalité quotidienne comprend surtout occasions simples comme passer du temps au bord du lac ou lire tranquillement ; autant d’éléments jugés bien plus précieux qu’un simple gain matériel ou financier face aux aléas contemporains poids multiples dictés par l’urgence consumériste actuelle pratiquée ailleurs.
Dans cette quête vers une existence apaisée; rendre hommage au voyage lui-même peut suffire durant ces années post-travail souvent inexplorées lorsque distancées parfois trop longtemps…