Acheter sa première œuvre d'art peut être intimidant. Voici des conseils d'expert pour vous guider

Les conseils de Rebekah Bowling pour les nouveaux collectionneurs d’art

Rebekah Bowling, conseillère artistique principale chez Citi, partage son expertise sur la manière de naviguer dans le monde de l’art. Bien que le marché ait connu une baisse des ventes, les transactions dans le segment inférieur ont augmenté. Bowling encourage les nouveaux acheteurs à s’instruire, à explorer divers lieux et se tourner vers des artistes émergents.

Acheter sa première œuvre d’art peut être intimidant. Voici des conseils d’expert pour vous guider

Une expérience intimidante

Entrer dans une galerie en tant que débutant peut être « vraiment intimidant », souligne Rebekah Bowling. Elle travaille avec des clients très fortunés pour les aider à constituer leurs collections d’art. Selon elle, la plupart des galeries ne communiquent pas clairement les prix et il est souvent difficile pour un nouvel acheteur de poser des questions sur les œuvres exposées.

« Ils disent à leur tour : « Laissez-moi trouver un réalisateur » ou « Es-tu un collectionneur ? Peux-tu partager quelques détails sur ta collection ? » Il y a cette vérification qui s’effectue à la porte d’entrée », explique-t-elle.

Un marché en mutation

En dépit d’une chute de 12% du marché mondial de l’art l’an dernier, atteignant environ 57,5 milliards de dollars, le nombre total de transactions a cependant augmenté de 3%, surtout grâce au segment bas du marché.

Pour ceux qui envisagent d’acheter leur première œuvre, Bowling propose plusieurs conseils pratiques.

« L’éducation est le premier point », affirme-t-elle. Elle recommande aux novices souhaitant démarrer une collection d’investir au moins six mois ou un an pour étudier le marché et clarifier leurs goûts. Comprendre la différence entre marchés primaire et secondaire est essentiel selon elle.

9% sur vingt ans—Bowling avertit contre l’achat uniquement motivé par le profit :

« Si vous l’achetez pour des raisons purement spéculatives… je pense que vous ne serez que déçu ».

Elle conseille plutôt d’acquérir uniquement des pièces appréciées réellement par leurs futurs propriétaires.

Bowling suggère aussi aux aspirants collectionneurs d’élargir leurs horizons hors des galeries traditionnelles en explorant les ventes aux enchères et foires artistiques qui sont souvent « plus accueillantes ». Ces espaces donnent accès à une visualisation immédiate et transparente du prix et du contexte artistique des œuvres disponibles.

Le rapport Art Basel-UBS révèle qu’en 2024, bien que la valeur globale des ventes aux enchères ait diminué de 20%, tombant à 23,4 milliards de dollars, le volume transactionnel a crû ensemble avec ce secteur économique grâce à certaines pièces proposées sous les 50 000 dollars.

Focus sur les artistes émergents

Enfin, Rebekah Bowling souligne l’importance potentielle d’investir dans des artistes émergents qui présentent souvent des œuvres plus accessibles financièrement. Elle préconise ainsi la découverte parallèle auprès ce qu’elle appelle ses « galeries d’incubation », présentes notamment dans certains quartiers créatifs tels que le Lower East Side à Manhattan ou encore sur l’East Side londoniens.

« Ils offrent leurs premières expositions personnelles… en se concentrant sur la présentation (…) aux institutions » décrit-elle ce modèle unique qué valorise ces jeunes talents tout en maintenant leurs tarifs pratiquement abordables durant leur introduction au marché.

Cette analyse éclairée permet non seulement aux néophytes mais aussi aux passionnés confirmés d’appréhender stratégie efficace faite autour du plaisir esthétique avant toute vision commercialement orientée.

Passionné de sport et grand fan de la NBA je m’intéresse autant aux grands événements internationaux qu’aux histoires humaines qui se jouent en coulisses. Curieux et amateur de voyages, j’aime transmettre l’énergie et les émotions qui font vibrer le monde du sport.