Affirmez votre confiance avec des œuvres d'art et des objets précieux

L’art, un trésor à protéger : la nécessité d’une assurance spécifique

  • Moins de 20% des œuvres d'art sont assurées adéquatement.
  • L'assurance spécialisée couvre mieux les risques courants et accidentels.
  • Il est conseillé d'assurer sa collection dès que sa valeur dépasse 2 500 €.
  • Réévaluer la valeur des œuvres tous les trois à cinq ans facilite l'indemnisation.

Affirmez votre confiance avec des œuvres d’art et des objets précieux

Seuls 20% des œuvres d’art sont aujourd’hui couvertes par une assurance adéquate. Les individus et institutions doivent prendre conscience des risques liés à la casse ou au vol de leurs biens précieux, comme l’illustre le récent vol de porcelaines au musée Adrien-Dubouché de Limoges, évalué à plus de 6,5 millions d’euros. Julie Hugues, responsable marché art chez Hiscox, évoque les freins à l’assurance des collections.

Réticences face à l’assurance des collections

« Beaucoup n’ont pas conscience de ce qu’ils possèdent », souligne Julie Hugues. Cela les conduit souvent à se contenter d’assurances basiques qui excluent ou limitent fortement la couverture pour les objets d’art. Par ailleurs, il persiste une idée fausse selon laquelle assurer ses œuvres serait onéreux. Actuellement, souscrire une assurance peut coûter en moyenne 250 € par an pour couvrir jusqu’à 25 000 €, et 1 000 € pour une valeur assurée de 500 000 €.

Une autre raison mentionnée est la peur du fisc associée aux œuvres d’art dans le cadre des successions. Toutefois, cette tendance évolue avec l’arrivée de jeunes collectionneurs favorisant la transparence et désireux d’assurer dès leur première acquisition conséquente.

Quand privilégier une police spécifique ?

Il est recommandé de s’assurer lorsque l’on peut valoriser sa collection. Hiscox couvre les objets depuis un montant minimum de 2 500 €, jusqu’à des valeurs atteignant 150 millions d’euros. On note que même certains contenus inédits comme les cartes Pokémon ou sneakers commencent également à être couverts.

Plus largement, « plus de trois sinistres sur quatre sont des dommages accidentels », affirme Julie Hugues. Ces sinistres ne sont généralement pas pris en charge par les contrats MRH traditionnels alors qu’ils demeurent parmi les types d’accidents les plus fréquents concernant les œuvres artistiques.

Les avantages des assurances spécialisées

L’un des principaux atouts des assurances spécifiques réside dans leur capacité à indemniser efficacement ces accidents fréquents. En effet, elles donnent accès à un réseau d’experts capables de restaurer correctement une œuvre endommagée – compétence essentielle car « un tableau ne se restaure pas comme une télé ou un canapé ».

Conseils pratiques pour sécuriser votre collection

Il est conseillé opter pour un contrat tous risques afin minimiser le nombre d’exclusions et éviter toute franchise excessive en cas sinistre. Il est crucial aussi de conserver toutes factures accompagnant vos œuvres pour faciliter tout processus indemnitaire éventuel ; si celles-ci viennent à manquer, faire expertiser la collection peut permettre son évaluation rapide avec peu de frais associés (environ 50 €/objet).

Par ailleurs, il est essentiel réévaluer sa collection tous les trois à cinq ans afin que votre assureur soit informé régulièrement des potentielles fluctuations concernant sa valeur – particulièrement vrai sui concerne l’art contemporain ou montres dont le marché demeure volatile.

Prendre soin aujourd’hui d’assurer ces précieux biens sera garantir leur pérennité demain.

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.