À la veille d’un débat parlementaire sur l’efficacité de l’aide publique au développement (APD), Thani Mohamed Soilihi, ministre délégué en charge de ce secteur, défend son action face aux critiques. Il met en avant l’importance des dépenses liées à l’APD pour le bien-être des Français et évoque la nécessité d’une évaluation régulière de ces actions. Le ministère appelle également à une solidarité internationale dans un contexte mondial instable.
- Thani Mohamed Soilihi défend l'aide publique au développement face aux critiques.
- Il rappelle que cette aide a sauvé 7 millions de vies en 20 ans.
- Le gouvernement évalue régulièrement l'efficacité de l'aide parlementaire.
- Soilihi souligne l'importance de soutenir les pays pour éviter les crises migratoires.

Thani Mohamed Soilihi souligne l’importance de l’aide publique au développement
Lors d’une récente interview, Thani Mohamed Soilihi a été interrogé sur les critiques entourant les dépenses liées à l’aide publique au développement (APD). Pour lui, « l’Agence française de développement a été créée par le général de Gaulle, qui visait une France forte ». Il rappelle que cette aide a permis de sauver 7 millions de vies des maladies telles que la tuberculose, le paludisme et le VIH au cours des 20 dernières années.
Il note également qu’environ 75% des projets financés par l’AFD bénéficient aux entreprises françaises présentes à l’étranger, ce qui contredit les accusations portées contre cette aide.
L’évaluation rigoureuse de l’APD est mise en place par le gouvernement
Le ministre confirme qu’il existe une évaluation régulière du fonctionnement et des résultats liés à cette aide. Chaque année, l’AFD est auditionnée par le Parlement, avec près de 11 conseils d’administration par an, comprenant aussi des parlementaires.
Un comité récemment présidé par Soilihi vise à relancer la commission d’évaluation pour analyser plus efficacement les actions menées dans ce domaine, soulignant ainsi que « cette commission sera transpartisane ».
Les enjeux globaux nécessitent un soutien financier continu
Soilihi aborde aussi la nécessité pour la France de continuer son aide dans un contexte marqué par les crises sanitaires et climatiques. En rappelant que « les maladies ne s’arrêtent pas aux frontières », il insiste sur le fait qu’investir dans la prévention permettrait d’éviter des pandémies futures ; citant notamment Ebola comme exemple où une action préventive a évité davantage de ravages.
De plus, il évoque que ne pas soutenir certains États pourrait aggraver les déplacements migratoires provoqués par des ménaces telles que « la sécurité alimentaire » ou « le climat ».
La France continue ses partenariats économiques en Afrique malgré les critiques
Concernant la perception méfiante envers la France sur le continent africain, il répond que nos relations se sont élargies pour inclure non seulement plusieurs aspects sécuritaires mais aussi économiques et éducatifs basés sur des échanges gagnants-gagnants.
Il mentionne spécifiquement un projet majeur au Cameroun où un barrage construit avec EDF offrira de l’électricité à 30% de la population locale tout en créant environ 23 000 emplois.
La situation actuelle à Mayotte nécessite du soutien immédiat
En abordant sa terre natale Mahorais après sa récente visite là-bas post-catastrophe naturelle, Thani Mohamed Soilihi déclare : « Nous sommes dans la phase de reconstruction ». Son soucis se concentre autour d’un projet législatif visant à créer une zone franche afin d’encourager les initiatives entrepreneuriales sur place.
Ce projet prévoit également un examen approfondi du renforcement régional concernant certaines prérogatives associées à Mayotte.
Thani Mohamed Soilihi exprime son soutien pour un débat inclusif autour de l’identité nationale
Concernant le débat lancé par François Bayrou sur l’identité nationale française-européenne et mahoraise notamment, Soilihi soutient toute initiative favorable conduisant vers davantage de valeurs collectives permettant une meilleure cohésion sociale.
Par ailleurs, il indique qu’un tel dialogue devrait servir non pas comme source division mais comme moyen d’unifier tous ceux qui partagent ces mêmes préoccupations nationales.
Ces points soulevés montrent comment Thani Mohamed Soilihi entend faire avancer ses missions ainsi que celles du gouvernement tout en tenant compte principalement du regard critique appliqué face aux engagements financiers dont bénéficie aujourd’hui notre système international solidaire.