Le 3 mars 2023, le capital-risqueur Andrew Batey a participé à un combat de MMA à Denver lors de la conférence ETHDenver, attirant l’attention sur la nouvelle tendance des entrepreneurs tech à se lancer dans les arts martiaux. Après quatre mois d’entraînement intense, il a remporté son match contre Chauncey St. John, tout en révélant un phénomène culturel plus large parmi les milliardaires technologiques.
L’obsession pour le combat chez les géants de la tech
À Denver, Andrew Batey est venu non seulement pour assister à la conférence ETHDenver mais pour y affronter Chauncey St. John dans un match de MMA diffusé en direct sur YouTube. Ce combat s’inscrit dans une nouvelle tendance où des figures du secteur tech cherchent à exprimer leur masculinité par le biais du sport de combat. « Je n’ai jamais eu autant confiance en quoi que ce soit dans ma vie », a déclaré M. Batey avant le combat.

La fascination croissante pour les arts martiaux trouve son origine chez des personnalités influentes comme Mark Zuckerberg et Elon Musk, qui ont ouvertement exploré cette passion récemment. Zuckerberg a partagé sur Instagram sa transformation physique via différents sports de combat et exprimé ses préoccupations au sujet d’une culture d’entreprise qu’il jugeait « neutre » et dépourvue « d’énergie masculine ».
Les motivations derrière cette transition
Ce changement culturel semble alimenter une vision hypermasculine promue sur les réseaux sociaux et encouragée par certaines personnalités politiques telles que Donald Trump. Ce phénomène peut être vu comme une réaction aux avancées des droits des femmes, comme l’a noté Susan Faludi : « Le grand désir masculin avec ces combats revient à une idée enfantine de ce que signifie être un homme ».
Pour des hommes tels qu’Andrew Batey ou encore Nic Carter, participant au même événement sous une autre forme (l’« Influencer Fight Club »), participer à ces combats représente aussi bien un défi personnel qu’un moyen d’obtenir reconnaissance et visibilité dans l’univers numérique très compétitif : « C’est un exercice formateur pour renforcer son influence », a commenté Carter.
Des parcours diversifiés vers le ring
Son adversaire Chauncey St. John apporta quant à lui une histoire personnelle tumultueuse derrière l’invitation qui lui fut faite après avoir traversé des difficultés suite au crash crypto lié à Luna en 2022 : « C’était comme un témoignage venant de Dieu », raconte-t-il.
Lors du face-à-face traditionnel avant le combat, St. John fit montre d’humilité tout en cherchant visiblement sa place parmi les autres combattants plus aguerris : « Je tente juste d’incarner cette masculinité saine qui me permettrait aussi bien de m’affirmer que de m’exprimer sérieusement au sujet du respect homme/femme ».
Un spectacle mémorable sous tension
Le soir même du combat, mal préparés malgré leur présence motivée autour d’eux, M. Batey et M. St. John réalisèrent rapidement que leurs performances relèveraient davantage du tournoi scolaire que du véritable affrontement technique attendu par certains spectateurs présents mais pas tous aguerris. Ils manquèrent clairement quelques gestes clés observés précédemment lors des séances précoces de répétition.
St. John ne démontra pas de déception totale, mais plutôt une certaine humilité et une volonté de s’exprimer sérieusement au sujet du respect homme/femme. Il cherchait visiblement sa place parmi les autres combattants plus aguerris.