The Amateur : entre promesse initiale et déception
Le nouveau film « The Amateur », mettant en vedette Rami Malek dans le rôle du cryptographe Charlie Heller, tente de capturer l’essence des thrillers paranoïaques modernes mais finit par décevoir malgré quelques moments captivants.
- Le film «The Amateur» avec Rami Malek déçoit malgré des moments captivants.
- Charlie Heller, un cryptographe de la CIA, découvre des opérations douteuses et cherche vengeance après la mort de sa femme.
- Le récit manque de direction et de profondeur émotionnelle, piétinant rapidement.
- Malgré quelques qualités, le film reste limité dans son développement narratif.

Charlie Heller travaille pour la CIA lorsqu’il reçoit un ensemble de fichiers codés provenant d’une source anonyme. Ces documents révèlent des opérations douteuses menées par un haut fonctionnaire au sein de l’agence qui ont entraîné la mort de civils. Juste après cette découverte cruciale, il subit un choc personnel lorsque sa femme bien-aimée Sarah (incarnée par Rachel Brosnahan) est tuée lors d’une attaque visant leur hôtel à Londres.
En quête de vengeance, Charlie met en place un plan élaboré afin d’inciter ses supérieurs mal avisés à lui fournir une formation en techniques d’espionnage sous la houlette du bourru Robert Henderson (Laurence Fishburne). Cependant, alors qu’il commence son voyage pour se venger, le récit semble piétiner sans véritable direction ni profondeur émotionnelle.
Informations pratiques
« L’Amateur » est classé PG-13 pour violences physiques ainsi qu’un langage inapproprié. Durée : 2 heures 3 minutes.
Citations
- « Après qu’il s’est rendu compte qu’ils révèlent une série d’opérations voyoues »
- « C’était comme si la vie s’échappait du film plus elle allait »
- « Quelque chose s’éloignait et ne reviendrait jamais »
Le film : entre promesse et déception
« The Amateur », adapté du roman éponyme de Robert Littell publié en 1981, essaie désespérément d’installer son atmosphère mystérieuse tout en respectant les codes traditionnels des thrillers espionnage tels que les courses-poursuites et les gadgets technologiques futuristes. Malgré cela, le film s’épuise rapidement avec son rythme monotone et ses rebondissements parfois sans impact significatif.
Les critiques notent que bien que James Hawes ait créé une ambiance mêlant menace et intrigue grâce à sa direction artistique soignée avec Martin Ruhe comme directeur de la photographie, le développement narratif laisse fortement à désirer. Loin des réussites marquantes comme « Three Days of the Condor » ou « Klute », le long-métrage ne trouve pas sa voix ni son souffle.
Malek offre au personnage de Charlie Heller une crédibilité touchante qui permet quelques moments poignants au milieu du vide apparent du scénario écrit par Ken Nolan et Gary Spinelli. Mais pour beaucoup d’observateurs : « Il y a mieux qui vous attend ». :
« L’amateur » fait preuve sur certains points mais reste bloqué dans ses propres limitations narratives. Avec la montée actuelle des frustrations sociopolitiques mondialement partagées depuis 50 ans, il pourrait sembler opportun à davantage de raconteurs cinématographiques amateurs ou confirmés – ceux souhaitant aborder ces thématiques inquiétantes – de redemander encore plus de temps aux studios capteurs contemporains audacieux dépassant potentiellement celui-ci.