Le film « Ma Frère », réalisé par Romane Guéret et Lise Akoka, a suscité des réactions émouvantes lors de sa présentation au festival de Cannes Première. Bien que n’ayant pas le rôle principal, Amel Bent fascine en incarnant Sabrina, la directrice d’une colonie de vacances durant un été dans la Drôme. Ce long-métrage met en lumière les relations tendues entre les enfants et leurs animateurs, tous en quête de leur voie.
Un récit poignant sur des jeunes en quête d’identité
Dans « Ma Frère », les réalisatrices filment avec soin des adolescents issus de milieux sociaux variés qui apprennent à cohabiter dans un camping situé au bord de l’eau. Amel Bent, dans le rôle de Sabrina, joue une grande sœur vigilante dont le cœur est aussi immense que sa morale est implacable. Elle tempère les tensions entre ces jeunes animés par leurs propres incertitudes.

Les performances remarquables des comédiennes Fanta Kebe et Shirel Nataf, qui jouent deux meilleures amies confrontées à leurs démons familiaux – une mère absente pour l’une et un frère très religieux pour l’autre – ajoutent une couche supplémentaire d’émotion au film. Le récit aborde des sujets délicats tout en portant un message d’espoir sur la possibilité d’un avenir meilleur.
Parmi les personnages marquants figure Naël (interprété par Yumming Hey), qui remet en question les normes de genre habituelles tout en étant accepté plus facilement par ses camarades jeunes enfants qu’adultes.
Une France acceptant ses différences
« Ma Frère » se positionne comme un grand film social sans prétention, témoignant d’une France capable d’accepter ses différences et de pratiquer la solidarité mutuelle. Les réalisatrices réussissent à capturer cette essence du mot fraternité à travers le regard bienveillant de Sabrina.
La sortie du film est prévue pour le 7 janvier 2026 et promet déjà d’être une œuvre majeure sur le parcours initiatique générationnel.