C’est un jugement marquant qui a été rendu aujourd’hui à Paris concernant Gérard Depardieu, reconnu coupable d’agressions sexuelles, de harcèlement sexuel et d’outrages sexistes à l’égard de deux femmes, Amélie, 54 ans et décoratrice ensemblière, et Sarah, 34 ans. Le tribunal a condamné l’acteur à 18 mois de prison avec sursis, des privations de ses droits civiques pendant deux ans, ainsi qu’à verser des dommages et intérêts totalisant 6 000 euros.
Détails du procès
Le procès s’est tenu en mars dernier au sujet d’incidents survenus lors du tournage du film *Les volets verts

Amélie a dénoncé le comportement supposément inapproprié de l’acteur durant les auditions. Son avocat, Me Jérémie Assous, a été critiqué pour son attitude jugée misogyne tout au long des quatre jours d’audience. Face aux accusations, Gérard Depardieu a maintenu sa version selon laquelle il n’a commis aucun acte répréhensible.
Réactions après le verdict
Après le rendu du jugement, Amélie s’est exprimée devant les caméras de BFM TV : « Je suis très émue et je suis très satisfaite de cette décision », ajoutant que cela représente une « grande avancée » dans la lutte contre les violences faites aux femmes.
Elle considère ce jugement comme une victoire significative pour elle-même et pour toutes les victimes potentielles. Elle a commenté l’absence de Gérard Depardieu lors du jugement avec ironie : « Il est très occupé, il travaille lui », soulignant ainsi son indifférence face au comédien. Par ailleurs, elle souhaite aussi attirer l’attention sur le comportement qualifié « d’abject » de son avocat durant cette affaire.
À noter que Me Jérémie Assous prévoit de faire appel du verdict prononcé par le tribunal parisien.
Un tournant dans la société française ?
La condamnation historique porte un éclairage nouveau sur le traitement judiciaire des agressions sexuelles en France. Pour certaines personnes engagées dans ce combat juridique comme Amélie ou des associations féministes, c’est un signe positif indiquant que la justice commence peut-être à répondre plus fermement aux violations graves subies par les femmes dans différents secteurs, y compris celui du cinéma, sous pression médiatique croissante depuis #MeToo.