L'UE impose des amendes minimales à Apple pour éviter des tensions avec les États-Unis

L’Union européenne (UE) envisage d’imposer des amendes faibles à Apple pour non-conformité aux règles de marché. Cela vise à éviter une escalade des tensions avec l’administration Trump. La décision de sanction sera présentée prochainement aux États membres.

L’UE se penche sur les violations par l’App Store d’Apple concernant la loi sur les marchés numériques (DMA), mais il semblerait que les sanctions proposées soient dérisoires, afin de ne pas provoquer la colère du président Donald Trump. Les précédentes amendes infligées à Apple s’élevaient à 2 milliards de dollars concernant Apple Music, ainsi qu’à 14,5 milliards de dollars en taxes. Ces amendes ont été converties en euros : 2 milliards de dollars équivalent à environ 1,7 milliard d’euros et 14,5 milliards de dollars équivalent à environ 12,5 milliards d’euros.

L’UE impose des amendes minimales à Apple pour éviter des tensions avec les États-Unis

Les amendes imposées par l’UE seront probablement inférieures au maximum autorisé

Trois responsables anonymes ont indiqué que cette approche cherche à éviter une intensification des tensions transatlantiques.

Les actions américaines pourraient influencer les décisions européennes

Le nouveau responsable de la concurrence dans l’UE, Teresa Ribera, a signifié qu’elle était ouverte aux discussions avec Washington tout en affirmant que l’Europe ne cédera pas face à l’intimidation. Le président Trump avait déjà averti Tim Cook : « Je ne vais pas laisser [l’UE] profiter de nos entreprises – cela ne se produira pas ». Cette menace est exacerbée par les tarifs sur plusieurs secteurs liés à l’industrie automobile et autres échanges commerciaux entre l’Europe et les États-Unis.

Que suivra après ces décisions ?

À moyen terme, l’UE exigera qu’Apple révise ses politiques sur l’App Store en matière d’anticoncurrence et obligera également Meta à réviser son modèle commercial axé sur le suivi des utilisateurs. Les décisions finales devraient être soumises aux représentants des 27 États membres le 28 mars 2025, tandis que les annonces relatives aux amendes suivront probablement une semaine plus tard.

Alors que l’Union européenne s’apprête à traiter des infractions commises par Apple sous le DMA, il est évident que sa volonté d’imposer des sanctions significatives est tempérée par un souci diplomatique vis-à-vis du gouvernement américain actuel. À ce jour, aucune déclaration définitive quant au montant exact ou aux modalités précises n’a encore été publiée, laissant place à diverses spéculations et attentes parmi les parties concernées.