Amy Sherman-Palladino redonne vie au ballet avec sa dernière création étoilée

Une série sur la danse qui fait le pont entre Paris et New York : « Étoile »

La nouvelle série « Étoile », créée par Amy Sherman-Palladino et diffusée sur Amazon Prime, explore les dynamiques complexes de deux compagnies de ballet emblématiques, le Ballet National français et le Metropolitan Ballet Theatre américain. Le spectacle met en avant le récit des artistes tout en intégrant des performances impressionnantes.

Amy Sherman-Palladino redonne vie au ballet avec sa dernière création étoilée

Au Théâtre du Châtelet à Paris, en mai dernier, Amy Sherman-Palladino a dirigé les répétitions avec enthousiasme. Accompagnée par l’équipe de production, elle a chaleureusement encouragé les danseurs, affirmant : « C’était super, vous étiez fabuleux ». Le tournage s’est concentré sur la façon dont ces mouvements pourraient être capturés au plus près.

Sherman-Palladino est connue pour ses précédentes œuvres telles que « Gilmore Girls » et « The Marvelous Mme Maisel ». Passionnée par la danse, elle souhaite démontrer que celle-ci n’est pas uniquement réservée à une élite mais peut toucher un large public. Elle a déclaré : « Nous voulions montrer que le ballet n’est pas quelque chose pour quelqu’un d’autre. C’est la narration; c’est athlétique; c’est puissant ».

Dans « Étoile », Luke Kirby incarne Jack McMillan, directeur du Metropolitan Ballet Theatre, tandis que Charlotte Gainsbourg joue Geneviève Lavigne, directrice intérimaire du Ballet National. Kirby exprime sa fascination pour ceux qui choisissent de danser face aux défis qu’impose cette discipline : « Il y a quelque chose de fascinant sans cesse chez les gens qui choisissent de le faire malgré l’impossibilité ».

La série met également en scène Cheyenne Toussaint (Lou de Laâge), envoyée depuis Paris vers New York pour intégrer la compagnie américaine. Pendant ce temps-là, Mishi Duplessis (Taïs Vinolo) rentre chez elle après avoir dansé aux États-Unis.

« Étoile » se distingue par son ambition visuelle avec des scènes filmées tant à Paris qu’à New York et une chorégraphie riche comprenant des extraits classiques tels que « Swan Lake » et « Romeo et Juliette ». Selon Sherman-Palladino : « Les gens ont eu tendance à se pencher sur les aspects les plus sombres du ballet. Mais c’est tellement plus amusant, étrange et bizarre que cela ».

Le casting apporte une profondeur supplémentaire au récit avec Simon Callow dans le rôle d’un investisseur aux intentions douteuses financant le projet transatlantique. Celui-ci souligne l’amour profond pour la danse qui sous-tend même les personnages antagonistes.

Gainsbourg a dit ressentir une connexion particulière avec son personnage complexe : « Un personnage très solitaire. Mais seul est vulnérable. » De Laâge, quant à elle, a dû travailler intensément ses répliques en anglais tout en apprenant la danse.

« Étoile », bien qu’ambitieux dans sa réalisation technique incluant des effets numériques spectaculaires autour du mouvement dansé, insiste aussi sur l’importance narrative intégrée à chaque séquence. Palladino indique que chaque moment doit donner au public l’impression d’être immergé dans l’art de la danse.

Finalement, comme exprimé par Sherman-Palladino : « Les arts sont assiégés. Si ce spectacle pouvait faire un petit quelque chose pour montrer que vivre avec l’art est une vie meilleure ».