La comédie autour du célèbre guide « Le Routard » présente des moments prometteurs, mais souffre d’un excès de surcharge narrative. L’histoire met en scène un jeune homme confronté à une réalité bien différente de ses attentes lors d’une mission à Marrakech. Un mélange de drame, comédie et critique sociale qui peine à trouver son rythme.
Un synopsis captivant mais déroutant
L’intrigue suit un protagoniste, interprété par l’excellent Hakim Jemili, qui imagine un emploi facile au sein du célèbre « Guide du Routard ». Missionné à Marrakech, il découvre rapidement que sa tâche consiste à vérifier pas moins de 40 adresses en cinq jours, tout en étant harcelé par son supérieur. À la pression professionnelle s’ajoute le stress quand il se retrouve impliqué dans une affaire de trafic d’art grâce à l’intervention d’une guide touristique.

Une réalisation avec des ambitions inégales
Le film, mis en scène par le scénariste des légués « Tuche », propose une approche divertissante mais souffre d’un manque de synchronisation due à une surenchère d’intentions. Bien que prometteur derrière la caméra, le réalisateur rencontre des difficultés pour maintenir un tempo adéquat tout au long du film.
Une distribution étoilée mais inégale
Derrière ce concept foisonnant se cache un casting impressionnant avec des personnalités telles que Christian Clavier dans le rôle du chef d’édition et le regretté Michel Blanc en tant que trafiquant. Leur rencontre n’a pas lieu directement dans le film, soulignant cependant la richesse et la complexité des interactions entre les personnages. La présence de talents tels que Katia Tchenko et plusieurs seconds rôles pittoresques comme Philippe Lefebvre ou Alice Taglioni enrichissent également l’ensemble.
Des thématiques variées sans cohérence apparente
« Le Routard » évoque différentes problématiques allant du tourisme jusqu’à la critique des expatriés fiscaux, passant par une plongée dans l’univers même du guide culte. Ce métissage est comparable à une auberge espagnole où chaque spectateur peut y trouver son compte ; néanmoins cette accumulation peut nuire à la lisibilité et rendre l’expérience cinématographique confuse.
Des éléments plaisants malgré les imperfections
Même si certains aspects peuvent désorienter le spectateur, l’œuvre fait honneur aux anciennes comédies françaises dont elle s’inspire fortement. Les références aux années 1980 sont présentes et apportent un sentiment de nostalgie au public averti tout en nourrissant critiques contemporaines importantes sur notre société actuelle.