Il a contesté les affirmations de son prédécesseur chez Tesla, soulignant que cette dernière n’avait pas encore réussi à prouver son efficacité dans ce domaine.

- Elon Musk a critiqué les finances de Waymo, affirmant que Tesla avait un avantage en innovation.
- Krafcik, ancien PDG de Waymo, a contesté ces affirmations, estimant que Tesla n'a jamais vendu de conduite en robotaxi à un passager public.
- Musk est optimiste sur le déploiement de robotaxis de Tesla, prévoyant des millions de véhicules autonomes d'ici 2024.
- Krafcik a pointé du doigt les promesses non tenues de Tesla concernant l'autonomie totale, soulignant l'absence de service universel pour les robotaxis.
Les échanges vifs entre Elon Musk et John Krafcik
Lors d’un appel de résultats mardi dernier, Elon Musk, PDG de Tesla, a lancé plusieurs critiques envers Waymo, récemment qualifié par lui comme ayant coûté plus cher à construire que prévu. Il a souligné que Tesla avait un avantage en matière d’innovation rapide pour ses projets de robotaxi.
Il a poursuivi en déclarant : « Tesla n’a jamais rivalisé avec Waymo – ils n’ont jamais vendu de conduite en robotaxi à un cavalier public, mais ils ont vendu beaucoup de voitures ».
Krafcik estime que même si Tesla espère égaler l’autonomie technologique offerte par Waymo, elle a échoué depuis dix ans.
La vision des robotaxis
Musk se montre optimiste quant au déploiement initial des désormais célèbres « robotaxis » à Austin cet été. Une flotte composée de 10 à 20 véhicules modèle Y est prévue pour ce lancement. Il prévoit aussi une montée en charge rapide du service avec des millions de Teslas autonomes attendus sur les routes d’ici fin 2024.
Pour soutenir sa stratégie, Musk fait valoir que l’approche adoptée par Tesla repose sur une utilisation massive des caméras et d’une intelligence artificielle adaptable. En revanche, Waymo utilise une technologie plus coûteuse impliquant son propre système avancé comprenant des capteurs lidar.
Elon Musk ne cache pas son scepticisme quant au modèle économique adopté par Waymo : « Le problème avec les voitures de Waymo est que cela coûte beaucoup plus d’argent », affirme-t-il ironiquement.
Des promesses non tenues ?
John Krafcik pointe également du doigt les promesses répétées faites par Tesla concernant l’autonomie totale (FSD), qui reste aujourd’hui sous supervision humaine lors des trajets publics. À l’heure actuelle, aucune version entièrement autonome n’a été mise sur le marché.
Malgré ces incertitudes dans le secteur des robotaxis, certains analystes évoquent jusqu’à 80 milliards d’euros comme revenus potentiels pour Tesla d’ici 2040 grâce aux services liés aux robotaxis sur le sol américain.
« Après dix ans de promesses non livrées », note Krafcik avec un ton sceptique. Il souligne qu’il y a toujours peu ou pas d’engagement visible concernant la responsabilité performante du FSD chez Tesla ainsi qu’une absence constante d’un véritable service universel pour les robotaxis.
Tesla et Waymo n’ont pas encore réagi officiellement suite à ces développements relatifs au vif débat entre leurs deux dirigeants respectifs sur l’avenir des transports autonomes.