Angel Studios sollicite les spectateurs croyants pour approuver la production cinématographique

Le film «Liberté de son» a connu un succès retentissant, attirant l’attention d’un large public, y compris des groupes de droite et des théoriciens du complot. L’une de ses particularités est un système de dons «Pay It Forward» qui permet aux spectateurs d’acheter des billets pour d’autres cinéphiles. Son réalisateur, Alejandro Monteverde, a décrit la collaboration avec Angel comme une bouffée d’air frais pour un projet qui peinait à trouver un distributeur.

Le succès marketing du film «Liberté de son» interpelle les critiques

«Liberté de son» s’est imposé comme l’un des films les plus rentables au box-office national en 2023 grâce à la stratégie marketing efficace de son producteur Angel. Ce dernier a réussi à mobiliser une base de fans passionnés en proposant un code QR permettant d’acheter des billets supplémentaires pour soutenir le film. Les critiques estiment néanmoins que cette approche exploite la peur liée au trafic sexuel des enfants.

Angel Studios sollicite les spectateurs croyants pour approuver la production cinématographique

Will Sloan, critique de cinéma, déclare : «Ils exploitent la peur et l’indignation des gens face au trafic sexuel des enfants d’une manière très cynique. Mais je pense qu’ils ont trouvé un moyen cynique mais intelligent d’exploiter leur marché.»

Avec «Zero Ad», Monteverde s’engage dans le courant dominant

Après avoir traversé plusieurs obstacles pour sécuriser un distributeur pour «Liberté de son», Alejandro Monteverde travaille désormais sur son prochain film intitulé «Zero Ad», une épopée biblique sur le roi Hérode. Bien que ce film soit basé sur une histoire religieuse, il insiste sur le fait qu’il ne vise pas uniquement le public chrétien : «Si vous êtes une personne de foi, vous le verrez à travers cet objectif. Mais si vous ne l’êtes pas, vous pourrez toujours vous engager avec lui.»

L’héritage historique lié aux films religieux est remis en question

Neal Harmon soutient que les histoires basées sur la foi ne devraient pas être perçues comme niche, arguant qu’elles peuvent aussi faire partie intégrante du système hollywoodien traditionnel. Il cite notamment Cecil B. DeMille et son œuvre emblématique «Les Dix Commandements», décrivant ce film comme ayant été celui qui a défini les blockbusters de sa période.

Il ajoute : «Quelque part le long de la ligne, cela a changé. Maintenant nous avons une catégorie ‘foi’, et soudain cela rend tout plus petit.» Cette remarque soulève une interrogation quant à l’évolution du cinéma américain vis-à-vis des représentations religieuses.

Un avenir incertain pour films axés sur la foi ?

La situation actuelle pourrait suggérer que les films liés à la foi sont jugés différemment par rapport aux autres genres cinématographiques traditionnels sans lien religieux. La façon dont ces œuvres sont perçues pourrait influencer considérablement leur réception auprès du public futur.