Kim Novak à Venise : une rare apparition pour célébrer sa carrière
La légende d’Hollywood, Kim Novak, a émergé de l’ombre pour assister au 82e Festival international du film de Venise, où elle a reçu le Golden Lion pour l’ensemble de sa carrière. Accompagnée par la première de son documentaire « Kim Novak’s Vertigo », tombant sur une période marquée par son retour inattendu sous les feux de la rampe.

Une élégance intemporelle
Le 28 août 2025, Kim Novak, âgée de 92 ans, a fait forte impression en arrivant à l’hôtel Excelsior lors du festival. Elle est apparue dans un ensemble noir élégant, agrémenté d’une veste sans manches ornée d’accents rouges. Ses cheveux blonds étaient coiffés avec soin et elle portait une paire de grandes lunettes de soleil tout en optant pour des baskets confortables.
Un parcours cinématographique unique
Novak débute sa carrière cinématographique à seulement 21 ans après avoir signé avec Columbia Pictures. Rapidement propulsée au rang des stars grâce à ses rôles dans des films tels que « Picnic » et « Pal Joey », c’est cependant son interprétation emblématique dans le film Vertigo (1958) d’Alfred Hitchcock qui lui vaut une reconnaissance éternelle.
À partir des années 1960, malgré son succès flagrant, Kim Novak se désengage progressivement d’Hollywood. Elle admet avoir souhaité devenir artiste visuelle et se retirera complètement au début des années 1990 afin de consacrer sa vie à l’art et aux animaux.
Retrouvailles avec le public
Bien qu’elle ait favorisé une existence loin des projecteurs depuis plusieurs décennies, Novak a choisi cette fois-ci d’être mise en lumière dans le cadre du documentaire réalisé par Alexandre O. Philippe. Ce projet permettra également un retour aux écrans alors qu’un autre film abordera sa romance avec Sammy Davis Jr.
« Avec ce documentaire, j’ai pu laisser échapper beaucoup de sentiments. C’était l’occasion de documenter ma vie », explique-t-elle en ajoutant que cela lui permettait « d’exprimer beaucoup de fantômes dans mon passé ».
Son voyage vers Venise est donc perçu comme inopiné mais réjouissant : « Si ce n’était pas pour cet honneur, je ne voyagerais pas en Italie à ce stade de ma vie », souligne-t-elle.