Demain nous appartient : Raphaël Lenglet confie que « Charles est la victime parfaite pour Brice »

Raphaël Lenglet fait son retour dans Demain nous appartient, sur TF1, dans le rôle de Brice Mussard, envoyé en prison en mars. Dans un entretien accordé à Télé-Loisirs, le comédien promet de nouvelles surprises et dévoile comment son personnage continue de manipuler son entourage derrière les barreaux.

Demain nous appartient : Raphaël Lenglet confie que « Charles est la victime parfaite pour Brice »

Selon l’acteur, ce retour s’explique avant tout par le succès de l’arche. « Je crois que ça a beaucoup plu. Pour parler crûment, entre guillemets, les audiences ont suivi », affirme-t-il. Il assure que la chaîne et la production ne se seraient pas lancées dans une nouvelle saison de cette intrigue si le public ne l’avait pas apprécié. Raphaël Lenglet explique avoir déjà dit à ses interlocuteurs qu’il était partant, après avoir adoré travailler avec Vincent Giovanni et les autres réalisateurs de cette arche.

Brice Mussard, toujours maître du jeu derrière les barreaux

Désormais détenu, Brice n’a rien perdu de son pouvoir de séduction et de manipulation. Il a réussi à se faire une place parmi les autres prisonniers et a trouvé en Charles, interprété par Roberto Calvet, une nouvelle cible idéale. « Ce genre de personnalité a constamment besoin d’avoir l’ascendant sur les autres, sinon elle s’éteint. Charles est sa nouvelle proie, entre guillemets, son nouveau jouet », décrit le comédien.

Charles, qui a une personnalité plutôt influençable, est pour Brice la victime parfaite. Raphaël Lenglet évoque un personnage qui, « dans sa tête », cherche à défendre ses intérêts personnels et à préparer son procès à venir. La prison, qui fonctionne comme une microsociété avec ses codes, n’a pas de secret pour lui. Il sait à qui s’adresser, comment négocier, et tisse sa toile autour de Charles. « Il reproduit ce qu’il faisait à la fac de droit, en utilisant les mêmes méthodes de manipulation », souligne l’acteur.

Le comédien n’a pas constaté de signe d’abattement chez son personnage. « Non, il s’adapte! C’est un caméléon », lance-t-il. Il précise toutefois que des retournements de situation sont à prévoir, car « en prison, tout peut basculer très vite ». Lorsqu’on retrouve Brice, il connaît tout le monde, parle à tout le monde et donne des conseils. Son ego reste démesuré, comme lorsqu’il s’adressait à ses étudiants.

Concernant son apparence, Brice ne porte pas de tenue de détenu. Raphaël Lenglet regrette que ce ne soit pas l’usage en France, tout en estimant que l’uniforme aurait été plus inquiétant à l’écran. « Quand on ne sait plus qui est qui, quand l’individualité s’efface et que le danger peut surgir de partout… », explique-t-il. Brice a gardé une certaine élégance par rapport aux autres détenus, et la série ne s’est pas tournée vers d’autres aspects de son physique, puisque les scénaristes n’ont pas prévu de scène sportive dans la cour pour le personnage.

Les méchants ont-ils une backstory plus complexe que celle des policiers ?

Après avoir longtemps incarné des policiers, Raphaël Lenglet voit dans ce changement de camp une véritable opportunité. « Passer de l’autre côté, expérimenter l’envers du décor, c’est assez jouissif », confie-t-il. Il juge le rôle très intéressant parce qu’il est nouveau, et estime que les méchants ont, la plupart du temps, un passé plus complexe que celui des forces de l’ordre.

Le comédien annonce que les spectateurs découvriront une facette inédite de Brice et un autre aspect de sa folie. « Ce n’est vraiment pas un mec équilibré! », s’amuse-t-il. Il reconnaît que jouer un détenu est une expérience troublante, dans un univers où les enjeux dramatiques sont très forts : la privation de liberté, le poids du passé de chacun, la culpabilité ou l’innocence. « Tout est exacerbé », résume-t-il.

Pour lui, ce décor offre une matière précieuse aux acteurs comme aux auteurs, et la série pourrait le réutiliser dans d’autres intrigues. Quant à l’interprète, il ne cache pas son plaisir : « Vous pensiez avoir tout vu ? Eh non! »

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